Non, le cœur de Verviers n’est pas mort : pour le bar à pâtes de la place du Martyr, “il faut continuer à améliorer l’attractivité”
Véronique Baltus dégaine la poêle. Une carbo ? Go. Lardons, pâtes, œufs, le tout est prêt en quelques minutes. Car elle est là, la spécificité du bar à pâtes de la place du Martyr : réaliser le tout à la minute...
Véronique Baltus dégaine la poêle. Une carbo ? Go. Lardons, pâtes, œufs, le tout est prêt en quelques minutes. Car elle est là, la spécificité du bar à pâtes de la place du Martyr : réaliser le tout à la minute "avec des produits frais", faut-il le dire, détaille Lucas Baltus, le patron. À 28 ans, ce comptable de formation compte cinq commerces (avec celui de Verviers) à son actif, deux à Visé, un à Liège-Guillemins et un à Rocourt.
Celui de Verviers est le petit dernier en date, né fin 2024, dans l'ancien salon de coiffure Langohr. "On a choisi cette ville dans une logique de poursuivre la conquête des grandes et moyennes villes." Et puis, Lucas est Hervien. Alors, Verviers, il connaît un peu. Les nouvelles ne sont super-bonnes du côté de la place du Martyr, "pour un commerce comme le nôtre". Mais il ne désespère pas : "Je pense qu'on doit davantage développer nos réseaux sociaux pour nous faire connaître et faire connaître notre manière de travailler."
Verviers doit, à ses yeux, récupérer quelques "grosses enseignes" pour attirer les acheteurs. "Sur la place du Martyr, en tout cas, il y a beaucoup de cafés mais peu de magasins pour dire de venir se promener." Il reconnaît que "la Ville fait tout son possible pour animer le centre, régulièrement, pour améliorer son attractivité. Il faut continuer." Son commerce, "ce n'est pas le plus rentable de tous mais ce n'est pas non plus catastrophique. Je ferai le point à la fin de mon bail, d'ici un an." Un point à travailler, dit-il, "c'est le sentiment de sécurité. Je comprends parfois que les gens n'ont pas envie de descendre en ville".

65 recettes
Au menu, pas moins de trois sortes de pâtes (rigatoni, linguine, penne), cinq catégories (gratinées, basiques, viandes, poisson, poulet et saucées) et 65 recettes avec une préférence des Verviétois pour "les pennes du chef (jambon, champignon, bolo, crème, gratinées), les traditionnelles bolo ou carbonara. Aussi, les clients aiment bien celles aux scampis et la pâte "la Bergerac" poulet champignons truffes", détaille Véronique Baltus, aux fourneaux.
"Globalement, c'est impossible de choisir, tellement tout est bon et fait minute", répète Lucas Baltus. 80 % de la clientèle du bar à pâtes se fait livrer via les différentes plateformes existantes. "On aimerait attirer davantage sur place." Côté prix, la fourchette se situe entre 7 et 15 euros et il n'est pas possible de manger sur place. "On n'a pas souhaité développer ce côté-là." Le bar à pâtes est ouvert du lundi à vendredi midi et soir et le samedi/dimanche le soir. "On a aussi les versions halal et une proposition de midi à 6 euros pour un cornet et un soft." De quoi attirer les étudiants aussi.

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