En direct Népal et Chine. Crues : les recherches de disparus continuent mais les chances de retrouver des survivants s’amenuisent
Trois jours après la crue dévastatrice qui a submergé une vallée de l'Himalaya, les recherches se poursuivent pour retrouver les quelque 2 500 disparus, dont quatre touristes français. Le bilan a dépassé les 600 morts. Suivez notre direct.
- Accueil
-
Environnement
-
catastrophes
-
Crues : les recherches de disparus continuent mais les chances de retrouver des …
En direct
Trois jours après la crue dévastatrice qui a submergé une vallée de l'Himalaya, les recherches se poursuivent pour retrouver les quelque 2 500 disparus, dont quatre touristes français. Le bilan a dépassé les 600 morts. Suivez notre direct.
La rédaction avec AFP -
Aujourd’hui à 09:53 | mis à jour aujourd’hui à 09:54
- Temps de lecture :
Trois jours après la coulée de boue qui a ravagé des vallées à la frontière du Népal et du Tibet, les secours poursuivent leurs recherches dans des conditions extrêmes, sur un terrain impraticable et sous la menace de nouvelles inondations. Le bilan provisoire fait état de plus de 600 morts et près de 3 000 disparus, dont des centaines de touristes et de pèlerins étrangers.
Au Népal, la priorité reste l'évacuation d'une centaine d'ouvriers piégés dans un tunnel du chantier du barrage de Trishuli. Quatre touristes français, trois femmes et un homme, sont toujours recherchés, le Quai d'Orsay se disant pleinement mobilisé aux côtés des autorités locales.
-
Des engins déblayent une route dans le comté de Gyirong (Chine), ce samedi. Photo Sipa/Chine Nouvelle
-
-
Selon la Croix-Rouge, environ 93 000 personnes ont été affectées par la crue, comme ici à Nuwakot (Népal). Photo Sipa/AP/Rajesh Kumar Singh
-
Un survivant du drame mené vers un centre médical près de Nuwakot (Népal). Photo Sipa/AP/Rajesh Kumar Singh
-
Selon la Croix-Rouge, environ 93 000 personnes ont été affectées par la crue, comme ici à Nuwakot (Népal). Photo Sipa/AP/Rajesh Kumar Singh
-
Au Népal, des centaines de personnes restent portées disparues, dont de nombreux étrangers. Photo Sipa/Ambir Tolang
-
-
Tandis que les opérations de secours se poursuivent, les habitants constatent les dégâts. Photo Sipa/Shankar Bhujel
Suivez notre direct :
-
09:46
Sur les barrages, « tous été emportés », témoigne un homme
Des travailleurs évacués d'autres barrages de la vallée du Trishuli (Népal) insistent sur la vitesse terrifiante du désastre. Buddhan Tamang affirme qu'il n'a survécu que parce qu'il se trouvait à l'intérieur d'un tunnel quand les eaux se sont déchaînées. « Les responsables qui travaillaient de l'autre côté ont tous été emportés », relate cet homme secouru par hélicoptère jeudi, après 24 heures.
-
08:41
Ouvriers bloqués dans un tunnel : pourquoi les recherches sont si compliquées
Les secours népalais tentent d'évacuer plus de cent ouvriers, prisonniers d'un tunnel sur le chantier de construction du barrage hydroélectrique de Trishuli. « Deux hélicoptères ont été dépêchés sur place mais il reste très difficile de localiser les entrées du tunnel », a dit ce samedi un porte-parole de l'armée, Raja Ram Basnet.
Il a précisé que 350 ouvriers et habitants du secteur avaient déjà été évacués « dans des conditions très risquées et rendues difficiles par les conditions météo et la crue ».
-
08:25
« Il ne reste plus rien », raconte un rescapé népalais
Côté népalais, c'est la dévastation : les images captées montrent des véhicules enfoncés dans la boue qui recouvre les rues. La pluie tombe, au risque d'alimenter le risque de nouvelles inondations.
Buddhi Ram Dangol, un rescapé népalais de 43 ans, raconte avoir été secouru par hélicoptère. « Nous sommes restés là, près de la centrale hydroélectrique sur la rivière Budhigandaki, pendant deux jours avant que ce soit notre tour d'être évacués. Toutes les habitations près de la rivière ont été emportées. Il ne reste plus rien ».
-
08:08
Opérations périlleuses en Chine
En Chine, les secours sont compliqués par la pluie, la coupure des routes d'accès, le relief escarpé et le risque de débordement d'une retenue d'eau en surplomb. 2 141 secouristes sont désormais sur zone, ainsi que 86 experts chargés de surveiller les risques géologiques qui pourraient menacer les sauveteurs, qui progressent avec prudence, a indiqué ce samedi Chine nouvelle.
Selon l'agence d'État, un peu plus de 500 secouristes ont pu accéder, non sans d'importantes difficultés, au centre de la zone sinistrée, près du poste-frontière dévasté de Gyirong. La télévision publique CCTV a par ailleurs diffusé des images de pompiers casqués traversant un torrent à l'aide de bateaux pneumatiques noirs ou hélitreuillés un par un vers l'autre rive à l'aide d'un puissant drone.
Des secouristes à Gyirong, vendredi. Photo Sipa/Gongga Laisong/China News Service/VCG/Newscom -
07:59
Les opérations de secours se poursuivent
Les efforts pour rechercher les disparus et évacuer les rescapés se poursuivent ce samedi, bien que les chances de retrouver des survivants s'amenuisent. Vendredi, ces opérations avaient été perturbées aussi bien du côté népalais que chinois en raison d'alertes liées à de possibles coulées, levées par la suite.
-
07:40
Au moins 633 morts et 2970 disparus : le dernier bilan de la catastrophe
Au Népal, le nombre de disparus a été porté à la hausse de 1 924 à 2 426 personnes, dont plus de 500 touristes étrangers, a annoncé ce samedi l'autorité népalaise en charge des situations d'urgence. Le dernier chiffre en date des disparus pour le Tibet était, ce samedi matin, de 554, selon l'agence officielle Chine nouvelle. Au total, le nombre des disparus s'élève donc samedi à au moins 2 970.
L'autorité a également établi à 626 le nombre de morts, en légère hausse par rapport aux 616 recensés précédemment par la police. Le bilan monte à 633 quand on ajoute les sept morts côté chinois.
-
07:35
L'essentiel de la journée de vendredi
- Le bilan de la catastrophe survenue mercredi ne cesse de s'alourdir. Selon les autorités, au moins 593 personnes ont péri, dont 579 au Népal, sept au Tibet et sept autres repêchées en Inde, charriées par les eaux en aval. Près de 2 500 personnes, 1 924 au Népal et 554 en Chine, restent portées disparues, et les espoirs de les retrouver vivantes s'amenuisent. C'est la catastrophe la plus meurtrière au Népal depuis le séisme de 2015, qui avait fait environ 9 000 morts.
- Quatre touristes français, trois femmes et un homme, figurent parmi les disparus, a confirmé le Quai d'Orsay, dont l'ambassade à Katmandou et le Centre de crise sont en lien avec les autorités locales et les familles. Trois d'entre eux voyageaient dans un groupe de pèlerins vers le mont Kailash, au Tibet. Plus d'une trentaine de nationalités sont représentées, l'Inde, les États-Unis, l'Ukraine, la Malaisie et l'Australie comptant le plus de ressortissants recherchés.
- La vague a été provoquée par l'effondrement d'une partie d'un glacier, si puissant qu'il a été enregistré comme un séisme de magnitude 5,2, selon l'institut géologique américain. Les secours ont ensuite travaillé sous la menace de la rupture d'une vaste retenue d'eau formée au Tibet, mais l'alerte aux inondations lancée par la police népalaise a été levée en début d'après-midi, sans nouvelle crue majeure.
- Les opérations restent entravées par des routes impraticables, des communications coupées et une météo défavorable. Au Népal, les secours tentaient toujours d'évacuer une centaine d'ouvriers piégés dans un tunnel du barrage de Trishuli. Selon la Croix-Rouge, environ 93 000 personnes pourraient être affectées, et les morgues sont saturées dans plusieurs provinces, compliquant l'identification des corps.
- L'aide internationale s'organise, même si Katmandou dit n'avoir besoin que d'un soutien financier, pas de renforts humains. L'Union européenne a promis deux millions d'euros, le Canada cinq millions de dollars canadiens, et la Chine, par la voix de Xi Jinping, s'est dite prête à aider son voisin. Les scientifiques rappellent que le changement climatique accroît l'intensité et la fréquence de ces catastrophes de montagne.
-
07:33
Lancement du direct
Bienvenue dans ce live dédié à l'évolution de la situation au Népal et au Tibet, trois jours après les crues dévastatrices.