thejournalofsierraleonestudies.com

« Ne jetez plus un seul sac » : comment réutiliser vos feuilles mortes et tailles au jardin cet automne

Entre tri des biodéchets obligatoire et interdiction de brûlage, les déchets verts en automne s’accumulent au jardin. Six gestes simples promettent moins de sacs et un sol plus vivant.

En automne, les sacs de feuilles mortes, de tontes et de branches s’alignent devant la maison. Entre l’obligation de trier les biodéchets depuis le 1er janvier 2024 et l’interdiction du brûlage des déchets verts, le grand nettoyage de saison pose beaucoup de questions.

Bonne nouvelle : nettoyer peut rimer avec recycler. Selon l’ADEME, chaque Français produit environ 160 kg de déchets verts par an ; les garder au jardin plutôt que les évacuer change déjà la donne. Six gestes simples suffisent pour alléger la corvée, nourrir le sol et aider la biodiversité.

Déchets verts en automne : trier avant même de remplir le sac

Avant de sortir le râteau, un tri express change tout. Feuilles, tontes, tailles de vivaces et petits branchages n’ont pas le même avenir. On peut les classer en trois tas : ce que l’on laisse au sol, ce que l’on transforme sur place, et ce qui doit sortir du jardin.

Depuis la généralisation du tri des biodéchets, les collectivités recommandent compost, paillage et non plus benne tout-venant. Nous avons tous déjà rempli des sacs sans réfléchir. Or séparer dès le départ déchets sains et déchets douteux évite de recycler spores de maladies, graines envahissantes ou microplastiques des autocollants de fruits.

Ce que l’on garde sur place : 3 gestes qui simplifient le nettoyage

Un jardin légèrement fouillis en automne est souvent plus vivant qu’une pelouse rasée. Laisser une fine couche de feuilles sous les haies, au pied des massifs ou dans un coin peu piétiné protège le sol du froid, garde l’humidité et offre un abri aux insectes utiles, aux hérissons et à la petite faune.

Pour les zones visibles, les feuilles mortes deviennent un paillage gratuit une fois étalées en couche sur les massifs ou le potager : elles limitent les mauvaises herbes et se transforment en humus. Les branches issues des tailles forment un tas de branches ou une haie sèche au fond du jardin, à la fois rangement propre et refuge pour crapauds, carabes et perce-oreilles.

✨ L'astuce validée par la rédaction

Efficacité

9/10

Sacs de déchets évités

jusqu'à 4 par mois

🔍 Pourquoi ça fonctionne ?

En triant puis en transformant feuilles et branches en paillage, compost ou abris, on réduit fortement les déchets à évacuer tout en nourrissant le sol.

💡

Le petit plus : Repérer dès maintenant un coin discret pour tas de feuilles et de branches simplifie tout le reste.

🚫 À NE JAMAIS FAIRE : Remplir le compost avec plantes malades, plastiques ou herbes en graines, puis utiliser ce mélange pour les semis.

Compost, terreau de feuilles et déchets à évacuer : les bons réflexes

Dans le composteur, on garde seulement les déchets sains : feuilles non malades, tontes, fleurs fanées, épluchures végétales. On alterne matières humides et sèches pour éviter les mauvaises odeurs. En revanche, viandes, produits laitiers, plantes malades ou herbes montées en graines restent dehors. Ce compost mûr ira au potager ou aux massifs, mais pas dans les terrines de semis.

Les feuilles en surplus peuvent être entassées dans un coin ou dans un simple grillage : en un à deux ans, elles donneront un léger terreau de feuilles parfait pour alléger la terre. Restent les déchets vraiment problématiques (plantes malades, invasives, sacs de graines) : direction collecte ou déchetterie, le brûlage des déchets verts étant interdit et très polluant.

Sources

À propos de l’auteur

Ses derniers articles