Natation : le nouvel envol de Léon Marchand ! Le Toulousain s’empare de l’or en finale du 200 mètres papillon au terme d’une nouvelle démonstration
Aligné en finale du 200 mètres papillon, la seule course individuelle sur laquelle il s'était engagé lors des championnats d'Europe de natation, Léon Marchand a remporté sans trembler la médaille d'or, ce samedi 15 août à Saint-Denis. Il devance Richárd Márton et Apostolos Siskos.
l'essentiel Aligné en finale du 200 mètres papillon, la seule course individuelle sur laquelle il s'était engagé lors des championnats d'Europe de natation, Léon Marchand a remporté sans trembler la médaille d'or, ce samedi 15 août à Saint-Denis. Il devance Richárd Márton et Apostolos Siskos.
Léon Marchand était attendu, et il n'a pas déçu. Le nageur originaire de Toulouse a triomphé, ce samedi 15 août à Saint-Denis, en finale du 200 mètres papillon, en signant un temps de 1'51"72. Une solide prestation, qui lui a permis de s'imposer presque tranquillement et de reléguer son dauphin, le Hongrois Richárd Márton, à plus de deux secondes (1'54"06). Le prodige grec Apostolos Siskos, né en 2005, complète le podium avec un chrono de 1'54"13.
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"La piscine était en feu"
Déjà vainqueur de sa demi-finale vendredi en 1'53"95, l'athlète de 24 ans s'avançait en immense favori de cette finale où figurait notamment le Hongrois Hubert Kos, grand ami et partenaire d'entraînement de Marchand. Pourtant, le roi Léon a su faire honneur à son rang malgré la pression. Dans une salle dionysienne acquise à sa cause, le Français, placé dans le couloir numéro quatre, a résisté au départ supersonique de Kos avant de prendre le large, grâce à ce mélange de puissance et de panache qui le caractérise si bien.
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Une fois sorti du bassin, le jeune homme a tout de suite eu une pensée pour le public. "La piscine était en feu, ça m'a énormément poussé du début à la fin", savourait-il au micro de France TV. "Je fais une belle course, je finis hyper bien les derniers 50 mètres... Je suis champion d'Europe, je suis trop content, c'est trop bien", se réjouissait-il, avant de s'attarder sur sa complicité avec Kos (6e). "Dans la chambre d'appel, on a pris pas mal de plaisir juste à se chambrer... C'est quelqu'un que j'apprécie beaucoup, on s'entraîne très dur tous les deux. On a enfin pu faire une course ensemble !"
L'ultime bijou de sa couronne
En signant la meilleure performance mondiale de l'année, le membre des Dauphins du TOEC vient tout simplement de glaner le seul titre individuel qui manquait à son palmarès. Son premier sacre européen en solo, aussi, après sa médaille d'argent avec le relais 4x200 m tricolore gagnée lundi 10 août. Avec une domination aussi outrancière, on oublierait presque que le quadruple champion olympique des JO de Paris évolue avec un adducteur droit en vrac.
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"Il y a eu beaucoup de doutes dans ma tête ces dernières semaines, je n'étais pas sûr de faire les championnats d'Europe, pas sûr de pouvoir faire le papillon, pas sûr de pouvoir faire le crawl", confiait le Haut-Garonnais au diffuseur. "Au final, j'ai persévéré, je me suis dit que c'était quand même une belle compétition. C'était en France, en plus, donc j'en ai profité. Gagner avec ce temps-là, c'est canon !"
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Seule petite ombre au tableau, s'il devait tout de même en exister une : l'absence de record du monde. Présenté comme un objectif secondaire à accomplir lors de la finale, Léon Marchand termine à un peu plus d'une seconde du chrono détenu par le Hongrois Kristof Milak (1'50"34). Le septuple champion du monde échoue aussi à quelques dixièmes de son record personnel sur cette configuration (1'51"21). Mais pour lui, l'essentiel était sans doute ailleurs. Surtout quand les premières notes de la Marseillaise se sont mises à résonner pour, une nouvelle fois, le couronner.