MR7 : les rugbymen monégasques ont régné en maître à Biarritz
Le MR7 a ébloui cette première étape de l’In Extenso Supersevens du côté de Biarritz de par son talent. Mais il a fallu batailler jusqu’au bout en finale pour venir à bout de Toulon. Le groupe de Fabien Camin est qualifié pour la finale à la Plenitude Arena à Paris en février prochain.
Avec ce nouveau format qui mêle phase de poules puis matchs à élimination directe, la marge d’erreur est infime. Encore plus avec seulement deux étapes qualificatives. Et les Monégasques ont compris l’importance de ce tournoi inaugural à Biarritz pour se lancer de la meilleure des manières possible dans cette saison de l’In Extenso Supersevens.
Ils ont marché sur l’eau dans le sillage d’un collectif éblouissant pour remporter la mise et se qualifier au passage pour la grande finale qui aura lieu le 6 février 2027 à Plenitude Arena (ex-Défense Arena) à Paris comme il est de coutume chaque année. Et ce, malgré l’absence en demie et en finale du capitaine Johan Demai-Hamecher qui avait pris un coup en quart pour le premier match de la journée.
Face à Pau tout d’abord en quart, les hommes de Fabien Camin se sont appuyés sur ce qui fait leur force, une grosse défense. Et derrière ils ont parfaitement fait circuler le ballon pour mener 14-0 à la pause grâce à deux essais de Rayne Barka et Matias Brocal. Les Monégasques sont à leurs mains à l’image d’une nouvelle séquence défensive héroïque et rejoignent tranquillement le dernier carré avec un troisième essai de Guillaume Bouche après un gros travail de Gaspard Lalli (21-0).
La demie face à des Toulousains qui ont dû passer par une prolongation face à Vannes a commencé par un essai du champion olympique Nelson Epée après deux minutes de jeu (0-5). Mais la machine du Rocher s’est par la suite mise en marche et trois essais ont été inscrits sur des modèles du genre de la discipline, dont deux pour le seul sud-africain Christopher Kachungunu (21-5, 7’). Les haut-garonnais n’ont pas abdiqué, mais tout en maîtrise, le MR7 a rejoint la finale (26-17) pour affronter… Toulon. Une formation qu’elle avait battue hier en poule (19-5). Mais dans une finale tout est différent, à commencer par le contexte et l’enjeu.
Peu importe, Gaspard Lalli est le premier marqueur de cette finale après avoir fait parler son explosivité au centre du terrain (7-0, 2’). Sur un mouvement d’école de rugby à 7, celui qui fait promu capitaine de ce dernier carré double la mise (14-0, 5’).
« Au début c’est toujours difficile de trouver les bons automatismes, on se fait toujours un peu peur. Mais la réalité du terrain finit par payer, nous sommes contents d’avoir réussi à faire preuve de maîtrise. On savait que Toulon était une équipe accrocheuse, on l’a encore vu, il a fallu batailler jusqu’au bout. »
La défense monégasque est inoxydable, et les Varois se heurtent à un mur. Ces derniers réduisent la marque à 7 contre 6 pour relancer cette finale (14-5, 10’). L’indiscipline fait défaut avec un second carton jaune et le RCT en profite pour revenir encore un peu plus près (14-12, 13’). La dernière minute est irrespirable et Antoine Lefebvre libère finalement tout ce monde sur la sirène (21-12). Le MR7 est déjà au rendez-vous de la finale 2027.