Mort de Martin Aramburu : colonne vertébrale brisée, le foie, les reins et un poumon touché après les tirs de Loïk Le Priol, les conclusions sans appel d’une médecin légiste
Une médecin légiste était à la barre de la cour d'assises de Paris ce vendredi 11 septembre au cinquième jour du procès de Loïk Le Priol et Romain Bouvier, accusés d'avoir tué l'ancien joueur du Biarritz Olympique, Martin Federico Aramburu. Ce spécialiste a assuré que deux des tirs de l'ex-militaire de 32 ans avaient été effectués dans le dos de la victime, mettant à mal sa défense.
l'essentiel Une médecin légiste était à la barre de la cour d'assises de Paris ce vendredi 11 septembre au cinquième jour du procès de Loïk Le Priol et Romain Bouvier, accusés d'avoir tué l'ancien joueur du Biarritz Olympique, Martin Federico Aramburu. Ce spécialiste a assuré que deux des tirs de l'ex-militaire de 32 ans avaient été effectués dans le dos de la victime, mettant à mal sa défense.
Chaque jour qui passe devant la cour d'assises de Paris ébranle davantage la défense de Loïk Le Priol et Romain Bouvier que le précédent. Ce vendredi 11 septembre, au cinquième jour du procès, une médecin légiste est venue préciser si les tirs fatals à Federico Martin Aramburu l'avaient atteint dans le dos.
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L'autopsie a révélé que les coups de feu mortels de Loïk Le Priol ont suivi dans le corps "une trajectoire de l'arrière vers l'avant", et n'ont laissé aucune chance de survie au rugbyman, brisant sa colonne vertébrale, atteignant le foie, les reins et un poumon, causant une "hémorragie massive" et "une défaillance de la pompe cardiaque" extrêmement rapide.
Deux tirs à l'origine de la mort
Ce matin de mars 2022, l'ex-militaire de 32 ans avait tiré six fois sur l'ancien joueur désarmé du Biarritz Olympique, le touchant à quatre reprises. Deux des tirs, entrés au milieu du dos, sont à l'origine du décès, a détaillé la médecin ayant réalisé l'autopsie de l'Argentin, tué à 42 ans.
Le coaccusé de Le Priol, Romain Bouvier, autre militant de l'ultradroite âgé de 35 ans, avait 45 secondes plus tôt fait feu quatre fois, sans causer la mort, même si deux balles avaient atteint la victime, de face et de profil. Tous deux contestent toujours la préméditation comme l'intention homicide, invoquant la légitime défense après une altération survenue sur la terrasse d'un restaurant, quelques minutes auparavant.
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Malgré la rapidité de leur intervention, les secours ne pouvaient sauver la victime, a souligné la légiste. La veille, un enquêteur de la brigade criminelle de la PJ parisienne avait décrit le crime comme une "exécution". Les deux accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu le 25 septembre.