Montbéliard. Cannabis et pâtes de fruits au THC : un Bethoncourtois condamné pour détention
Il avait été placé en détention provisoire alors que les gendarmes avaient saisi dans son appartement plusieurs kilos de produits stupéfiants. À l’audience, ce mardi 28 juillet, un Béthoncourtois de 31 ans a ex...
Il avait été placé en détention provisoire alors que les gendarmes avaient saisi dans son appartement plusieurs kilos de produits stupéfiants. À l’audience, ce mardi 28 juillet, un Béthoncourtois de 31 ans a expliqué qu’il n’était que la nourrice d’un trafiquant violent. Il a écopé de 12 mois d’assignation à résidence sous bracelet électronique.
Hugo Petitjean -
Aujourd’hui à 07:00
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Gêné, la voix parfois à peine audible, il n’avait pas l’air d’un grand trafiquant de drogue. Pourtant, un homme de 31 ans comparaissait ce mardi pour détention, usage, acquisition et cession de plusieurs kilos de produits stupéfiants.
Début juin, les gendarmes procèdent à des contrôles inopinés d’immeubles à l’aide d’un chien renifleur, qui marque devant la porte de son appartement à Bethoncourt. À l’intérieur, les forces de l’ordre saisissent environ sept kilos de cannabis sous plusieurs formes, du matériel pour le conditionner et 20 kilos de pâtes de fruits, qui réagissent positivement à l’héroïne lors d’un premier test.
Des pâtes de fruit qui ne contenaient « que » du THC
C’est notamment la nature de ces friandises qui ont occupé les débats lors de l’audience. Car les analyses complémentaires ont conclu qu’elles ne contenaient pas d’héroïne mais plutôt moins de 0,3 % de THC (molécule du cannabis). « C’est en dessous du seuil légal », précise Me Euvrard, l’avocat du prévenu. « Mais en consommant trois de ces pâtes de fruit, vous consommez la même quantité de THC qu’un joint. Sans compter que ces goodies sont un appât dangereux pour les jeunes », défend le procureur, Paul-Édouard Lallois.
« Ce qui nous intéresse, c’est de savoir ce que ces produits faisaient chez vous », interroge la présidente du tribunal, Marie Corne. Le prévenu, salarié en concubinage et père d’une fille de six mois, plaide l’endettement et assure n’être qu’une nourrice d’un trafiquant. « Je suis moi-même un grand consommateur. Je lui devais 600 euros. Il m’a dit que si je gardais ses affaires pendant un mois, on serait quitte. Il était violent et voulait son argent tout de suite », explique le Béthoncourtois. Chez lui, sont pourtant retrouvées trois consoles de jeux et une tablette. Matériel qu’il aurait pu revendre pour couvrir ses dettes, selon le procureur.
« Je veux être un bon citoyen »
« Ce que je désire, c’est être un bon papa pour ma fille et un bon citoyen », projette le prévenu. Mais le procureur tique. « Nous avons saisi du produit stupéfiant d’une valeur de 56 000 euros. Vous ajoutez à cela l’argent que vous deviez déjà à ce trafiquant. Vous n’avez pas peur qu’il revienne vous chercher ? », interroge Paul-Édouard Lallois. Cela n’inquiète pas le prévenu, qui assure qu’il appellera la police le cas échéant.
Il a été condamné pour usage et détention de produits stupéfiants et relaxé des faits d’acquisition et de cession. Pour cela, il a écopé de 12 mois d’assignation à résidence sous bracelet électronique, avec obligation de travailler et de suivre des soins en addictologie.