Mons: Les vélos électriques partagés sont déjà victimes de vandalisme, l’un d’eux a été retrouvé dans l’eau
Ils sont arrivés il y a une dizaine de jours à peine et rencontrent déjà leur premier revers. Les vélos électriques partagés déployés à Mons par la société Dott ont été la cible de plusieurs actes de vandalisme...
Ils sont arrivés il y a une dizaine de jours à peine et rencontrent déjà leur premier revers. Les vélos électriques partagés déployés à Mons par la société Dott ont été la cible de plusieurs actes de vandalisme. L'un d'eux a notamment été retrouvé dans l'eau, tandis que d'autres ont été abandonnés de manière inappropriée. Sur les réseaux sociaux, les réactions se multiplient. Si de nombreux citoyens dénoncent ces dégradations, d'autres estiment qu'un tel scénario était malheureusement prévisible.
Du côté de la Ville, le constat est amer, mais il n'est pas question de remettre le projet en cause. "C'était évidemment l'une de nos craintes. Nous avons d'ailleurs déjà contacté la société la semaine dernière. Nous savons que nous sommes dans une période d'essai et que certains comportements peuvent malheureusement apparaître", explique Catherine Houdart (LB), échevine de la Mobilité. L'élue regrette avant tout que quelques incivilités viennent ternir une initiative pensée pour faciliter les déplacements du plus grand nombre.

"À titre personnel, je trouve cela déplorable. Nous mettons à disposition un système destiné à des personnes qui peuvent en avoir besoin, avec différents types d'abonnements pour les étudiants, les travailleurs… C'est dommage pour celles et ceux qui utilisent ces vélos à bon escient et qui sont heureux de pouvoir en bénéficier sans avoir à débourser pour un vélo électrique, onéreux à l'achat. Ils sont pénalisés parce que quelques personnes les dégradent ou les vandalisent gratuitement, alors qu'un vélo représente un coût important pour la société."
"Nous ne baisserons pas les bras"
Pour rappel, la Ville de Mons a lancé ce service en collaboration avec Dott afin de compléter l'offre de mobilité douce. Le déploiement des 500 vélos doit se poursuivre progressivement, notamment à l'approche de la rentrée académique. "Il est bien trop tôt pour tirer le moindre bilan, ni pour dire si davantage de vélos seront déployés ou non par la suite. Aujourd'hui, il est inadmissible, intolérable et irresponsable de faire face à pareil comportement mais cela ne nous fera pas pour autant baisser les bras."
Car malgré les premiers incidents, la majorité des utilisateurs respectent les règles et saluent le projet montois. "La photo de ce vélo dans l'eau circule beaucoup, mais la majorité des vélos sont bien garés. J'ai commencé à gérer mes mails après une période de congés et les deux premiers que j'ai ouverts, en date du 18 juillet, étaient ceux de citoyens qui nous remerciaient pour ce projet, qui étaient contents et nous encourageaient. Ce n'est donc pas une généralité. C'est un chouette produit qui rencontre l'assentiment de nombreux citoyens."
Notons par ailleurs que grâce au système de géolocalisation et à l'application utilisée pour les trajets, les utilisateurs restent identifiables. "Il y a une traçabilité lorsque les vélos sont utilisés, puisque les usagers encodent leurs données personnelles et bancaires. Impossible bien sûr de dire s'ils sont ou non responsables des actes de dégradations mais la société nous a bien confirmé que des pénalités sont prévues et qu'un suivi sera effectué."
Les équipes de Dott interviennent par ailleurs rapidement lorsque des problèmes sont signalés, soit dans un délai de 48 heures environ.
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