Mondiaux de judo : la claque de Bakou pour Léa Fontaine, trahie par son impatience - Sport.fr
Numéro 2 mondiale et sérieuse chance de médaille tricolore, la Réunionnaise a quitté les Championnats du monde dès les huitièmes de finale, samedi en Azerbaïdjan. Une défaite qu'elle s'impute sans détour. Elle tenait le combat. Elle l'a laissé filer. Samedi à Bakou, Léa Fontaine a vu s'envoler en moins de…
Numéro 2 mondiale et sérieuse chance de médaille tricolore, la Réunionnaise a quitté les Championnats du monde dès les huitièmes de finale, samedi en Azerbaïdjan. Une défaite qu’elle s’impute sans détour.
Elle tenait le combat. Elle l’a laissé filer. Samedi à Bakou, Léa Fontaine a vu s’envoler en moins de deux minutes son rêve de première médaille mondiale, stoppée net au stade des huitièmes de finale. Une désillusion d’autant plus cruelle que la Réunionnaise avait débarqué en Azerbaïdjan avec le statut de numéro 2 mondiale et l’étiquette de valeur sûre des Bleus.
Tout avait pourtant bien démarré. Expéditive pour son entrée en lice, la judoka de 24 ans semblait sur de bons rails face à la Russe Mariia Ivanova. Au bout de 45 secondes, un yuko la plaçait même en position de force. Il ne restait plus qu’à gérer. Mais Fontaine a voulu forcer le destin : une attaque lancée trop tôt, mal amenée, que son adversaire a retournée à son profit avant de l’immobiliser au sol. Rideau après 1 min 45 de combat.
« Je me suis mise dedans toute seule »
À chaud, la Française n’a cherché aucune excuse. « J’avais le combat en main et j’ai voulu attaquer trop tôt. Je me suis mise dedans toute seule », a-t-elle lâché, la mine défaite, en zone mixte. Avant de résumer, lucide : « Je perds au deuxième tour des Championnats du monde, je prends un peu une claque. »
Son entraîneur, Kilian Le Blouch, ne dit pas autre chose. Il pointe un déficit de gestion tactique sur ce combat, alors que la feuille de route était limpide : rallier au minimum le bloc final, synonyme de lutte pour les médailles.
Une forme pourtant au rendez-vous
L’élimination surprend d’autant plus que Fontaine arrivait lancée. Fin août, elle avait raflé le Grand Slam de Lausanne, une performance qui faisait d’elle l’une des têtes d’affiche de la délégation française à Bakou.
La leçon est amère, mais elle a le mérite d’être claire. À 24 ans, la Réunionnaise a le temps de la digérer. À condition d’apprendre, désormais, à laisser le chrono travailler pour elle quand le score lui sourit.