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Mondiaux de cyclisme : Tim Wellens répond aux critiques sur son absence - RTBF Actus

La Belgique possède une équipe très solide pour épauler Remco Evenepoel et Wout van Aert vers un potentiel titre de champion du monde. Ce collectif aurait pu être encore plus fort quand on sait qu’un coureur co...

La Belgique possède une équipe très solide pour épauler Remco Evenepoel et Wout van Aert vers un potentiel titre de champion du monde. Ce collectif aurait pu être encore plus fort quand on sait qu’un coureur comme Tim Wellens, par exemple, a renoncé à sa sélection. Cette absence a fait couler pas mal d’encre et de commentaires négatifs auxquels le coureur de l’équipe Emirates UAE répond. "Au début de saison, j’ai parlé avec le sélectionneur Serge Pauwels et je lui ai dit que j’avais envie de faire partie de l’équipe pour les Mondiaux à Montréal", explique Tim Wellens.

"Puis, il y a eu le Tour de France où les deux premières semaines se sont bien passées, j’ai fait une très belle course. Mais ensuite, j’ai galéré dans la dernière semaine et j’étais un peu malade. Après le Tour, je suis rentré à la maison et à l’entraînement, ça n’allait pas du tout. Après dix minutes de montée, je devais faire demi-tour parce que je ne me voyais pas arriver en haut. J’ai fait tous les tests possibles pour trouver ce que j’avais mais on n’a rien trouvé. Alors, avec l’équipe, on s’est dit c’était probablement lié à la difficulté du Tour et la fatigue générale. J’ai alors téléphoné à mon équipe pour expliquer que je n’étais pas prêt pour faire le Renewi Tour mais que je pouvais m’aligner, un peu plus tard, sur le Tour de Croatie qui se déroule en même temps que les Championnats du monde. L’équipe a trouvé que c’était une bonne idée. Finalement, je me suis bien entraîné et j’ai participé au Tour de Grande-Bretagne que j’ai gagné grâce à une très bonne forme. Pour être honnête, je ne m’attendais pas à retrouver une aussi bonne forme. Si c’était à refaire, peut-être que je n’appellerais plus mon équipe pour dire que je ne le sens pas et que je renonce aux Championnats du monde. Mais j’ai donné ma parole à l’équipe qui est mon employeur, celle qui me paie chaque mois. Je suis donc resté sur mon choix".

"Moi je dis ce que je pense et le sélectionneur Serge Pauwels apprécie ça"

Une fois ce refus confirmé, un début de polémique a vu le jour. Certains reprochent à Tim Wellens de ne pas venir en sélection belge parce qu’il ne voudrait pas rouler derrière des coéquipiers comme Tadej Pogacar ou Isaac Del Toro. "C’est faux", répond Wellens. "Si je pouvais choisir de faire un Championnat du monde, je voudrais le faire avec mon équipe Emirates parce que mon coéquipier est Tadej Pogacar, clairement le meilleur coureur. Mais moi, avec mon profil, je ne sais pas rouler contre un Pogacar. S’il attaque, je ne peux pas le rattraper, je n’ai pas les capacités physiques pour ça. Si Tadej avait participé, je ne vois pas comment j’aurais pu rouler contre lui. Mon rôle avec l’équipe belge aurait été de l’attaquer très loin avant l’arrivée mais je n’aurais pas roulé pour Tadej parce que c’est l’équipe nationale".

Tim a le mérite d’être honnête et, finalement, il paie un peu cette franchise. "Souvent, j’ai vu des coureurs qui disent des choses au sélectionneur et puis, quand c’est la course, ils font leur propre truc. Ils ne sont pas 'team player', ils ne pensent pas à l’équipe. Eux ne reçoivent pas toutes les critiques que moi je reçois. Moi je dis ce que je pense et le sélectionneur Serge Pauwels apprécie ça. Dommage que tout le monde ne soit pas comme ça".

Tout pour Del Toro sur les deux Grand Prix

Si Wellens ne participera pas au Mondial, il est tout de même présent au Canada pour les Grand Prix de Québec et Montréal. Des courses où il se mettra au service de son leader, Isaac Del Toro. "Avec lui, on a une grande chance de gagner les deux courses. J’ai dit à l’équipe que ce n’est pas parce que j’ai gagné le Tour de Grande-Bretagne que je vais commencer à penser à moi-même. Ici, la priorité c’est Isaac. J’espère qu’il va pouvoir battre Remco Evenepoel. Ils reviennent tous les deux d’un stage en altitude et seront très forts".

Vainqueur du Grand Prix de Montréal en 2015, Wellens apprécie les courses canadiennes. "Cette victoire laisse de très bons souvenirs. C’est pour cela que je reviens quasiment chaque année sur ces courses. C’est un beau pays, de belles villes, il y a une belle atmosphère. C’est spécial et très bien organisé".