“Mon wagon s’est retrouvé couché”: une victime du déraillement du train en Normandie raconte l’accident
44 personnes se trouvant dans le train qui a déraille vendredi soir en Seine-Maritime ont été blessées. Si la plupart ont pu quitter l'hôpital ce samedi, le choc reste très présent. Traumatisée, Laura fait partie de ces passagers blessés et extrêmement choqués. Elle témoigne pour BFMTV.
44 personnes se trouvant dans le train qui a déraille vendredi soir en Seine-Maritime ont été blessées. Si la plupart ont pu quitter l'hôpital ce samedi, le choc reste très présent. Traumatisée, Laura fait partie de ces passagers blessés et extrêmement choqués. Elle témoigne pour BFMTV.
Des passagers sous le choc. Au lendemain du déraillement d'un train qui reliait Rouen (Seine-Maritime) à Caen (Calvados) vendredi, les questions sont nombreuses. Pour les personnes qui se trouvaient à bord, difficile de comprendre ce qu'il s'est passé, en une fraction de seconde.
"Je suis en état de choc, j'ai mal partout et je fais que pleurer. Dès que je m'assoupis ne serait-ce qu'un peu, j'ai des flashes de ce qu'il s'est passé hier, je n'arrive pas à y croire, c'est fou", témoigne Laura, l'une des passagères, sur BFMTV ce samedi 12 septembre.
Elle fait partie des 44 personnes qui ont été blessées dans le déraillement du train, à hauteur de Cléon (Seine-Maritime).
"Les vitres se sont brisées"
"Tout se passait très bien, puis il y a eu énormément de secousses. Je pensais que c'était simplement un changement de voie sauf que mon wagon s'est décroché. On a été projetés, mon wagon s'est retrouvé couché, donc les gens et les valises sont tombés sur nous [...] les vitres se sont brisées, j'ai eu du verre sur le visage, dans les cheveux et encore moi j'ai eu beaucoup de chance", ajoute-t-elle.
Le déraillement "a duré quelques secondes mais c'était absolument horrible".
Vincent, un autre passager du train qui se trouvait plus loin que Laura, a lui "vu le premier wagon passer devant la fenêtre".
"Les vibrations c'était comme un freinage et on a compris qu'on était en train de partir dans les graviers, le train n'était plus sur la voie. Notre fenêtre a éclaté à côté de nous. Tout s'est mis à voler", déclare-t-il à BFMTV.
Une grande entraide entre les passagers
Laura et les autres passagers de ce fameux premier wagon ont réussi à sortir par une des fenêtres, avant d'être pris en charge par les secours.
"Je sais que j'ai été prise par l'adrénaline parce que je n'ai pas eu le temps de crier. J'ai juste pleuré [...] Ensuite on a traversé les quelques mètres de voies qu'il y avait et je suis tombée par terre. Je me suis évanouie", souligne Laura.
Les secours, rapidement arrivés sur place, ont pris en charge de nombreux blessés. Mais avant cela, plusieurs passagers décrivent l'entraide qui s'est immédiatement mise en place entre les personnes présentes.

"Je suis restée avec trois filles, on ne s'est pas lâchées parce qu'on était toutes les trois en panique, on n'avait plus de batterie, donc on est restées soudées", décrit, par exemple, Laura.
Sidérée et à la recherche de réponses, Laura a décidé qu'elle allait porter plainte contre X.
Les auditions se poursuivent dimanche
Ce samedi soir, le procureur de la République de Rouen Sébastien Gallois a indiqué dans un communiqué que les opérations de police technique et scientifique ont été achevées dans l'après-midi. Des auditions ont eu lieu aujourd'hui et d'autres se dérouleront demain. L'objectif est notamment de comprendre comment ce morceau de rail a pu se retrouver sur la voie.
À ce stade, "aucun élément ne permet d’évoquer un acte de 'malveillance' commis avec l’intention délibérée de faire dérailler le train, et donc encore moins un 'attentat'", a-t-il conclu.
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