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Molenbaix : Leciel, une artiste molenbaisienne qui a trop longtemps renié son amour de la musique

"Je suis une élève du conservatoire de Tournai, où j'ai appris le piano. Comme pour beaucoup de gens, la musique a occupé une place importante dans ma vie d'enfant et d'adolescente. Puis, adulte, j'ai dû faire ...

"Je suis une élève du conservatoire de Tournai, où j'ai appris le piano. Comme pour beaucoup de gens, la musique a occupé une place importante dans ma vie d'enfant et d'adolescente. Puis, adulte, j'ai dû faire un choix. Les études de droit sont passées en priorité. Après coup, je regrette de ne pas avoir persévéré sur une voie artistique, mais c'est toujours facile à dire avec le recul", confie Sarah Courtin.

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Sous le pseudonyme de Leciel, la chanteuse molenbaisienne sort son premier EP, dont la chanson "Drôle de jeu". Un titre qu'elle interprète avec le rappeur tournaisien Lomélémo, qui partage aussi sa vie.

Revenons d'abord à cette passion enfouie sous une autre vie, plus conformiste. "Mon père m'a transmis l'amour de la musique. Je chantais avec lui dans les réunions de famille. Puis en grandissant, je me suis rangé dans des cases, je n'assumais pas trop ce côté artistique et j'ai abandonné une partie de moi, par peur d'être jugée."

Chassez une histoire d'amour de jeunesse inachevé, elle finit par revenir montrer sa partition. "Je suis devenue maman il y a 5 ans. À la naissance de mon fils, Mehdi (Lomélémo) m'a offert un piano et voilà comment la musique fait son retour dans ma vie. C'est une bulle d'oxygène, un moyen d'extérioriser mes émotions, ma sensibilité. Je crois que ce piano est devenu mon ami le plus fidèle", poursuit l'artiste.

Leciel écrit, compose, mais dans le feutré, sans en parler autour d'elle. "Ce que Mehdi fait m'impressionne. J'avais peur de paraître ridicule à côté. Et surtout, je me dis que ça ne peut pas m'arriver à moi. Lui a été très précieux, il m'a décomplexé. J'ai envie de faire de la musique ? J'en fais. J'ai envie de la partager ? Je la partage."

Avec "Drôle de jeu", la Molenbaisienne dit avoir créé une chanson "authentique, qui me ressemble. Elle a un côté un peu écorché parce qu'elle s'inspire de quelque chose de vécu qui m'a marquée. C'est comme une mise à nu finalement, une façon de se confronter à soi, de mieux se connaître. En fait, la musique joue le rôle d'un psy sans le savoir. Moi, ça m'apaise énormément d'être derrière mon piano. Et de me dire que je peux transmettre cette passion à mon fils."

La prochaine étape, c'est la scène désormais. "Un jour, j'en ferai", conclut Sarah. L'appétit d'une artiste qui a trop longtemps laissé sa passion de côté…

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