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Mobilisation du 17 octobre : “Je les ai suppliés de ne rien casser”, à Nîmes, le témoignage d’un commerçant vandalisé - ICI

À Nîmes, après ce 17 octobre marqué par une mobilisation qui a rassemblé jusqu'à 5 000 personnes selon les organisateurs, 1 500 selon la police, des heurts ont éclaté dans le centre-ville. Des commerces ont été pillés dans le centre commercial des Sept-Collines et dans le centre-ville.

Publié le samedi 17 octobre 2026 à 20h13

À Nîmes, après ce 17 octobre marqué par une mobilisation qui a rassemblé jusqu'à 5 000 personnes selon les organisateurs, 1 500 selon la police, des heurts ont éclaté dans le centre-ville. Des commerces ont été pillés dans le centre commercial des Sept-Collines et dans le centre-ville.

Une journée de manifestation entachée par des heurts et des pillages dans les rues de Nîmes. Si dans le Gard, 3 600 personnes se sont rassemblées ; dans la cité des Antonins, cette journée de convergence des mouvements lycéens et des gilets jaunes a réuni 1 500 manifestants selon la police, 5 000 selon les organisateurs. D’abord dans le calme, et puis la fin de journée a été marquée par des heurts dans des commerces, au centre commercial des Sept Collines et dans le centre-ville. Parmi les commerces ciblés, le magasin Carrefour du quartier Montcalm. ICI Gard Lozère a rencontré le vendeur qui a assisté au pillage.

Lors de ces violences, deux individus ont été interpellés et deux policiers ont été légèrement blessés.

"C'étaient des gamins, pour la plupart."

Quartier Montcalm, à Nîmes, le magasin Carrefour a été saccagé après la mobilisation de ce 17 octobre © Radio France - Antoine Lifaut

Sur la place Montcalm, le magasin Carrefour a été pillé sous les yeux de Sam qui témoigne au micro d'ICI Gard Lozère : "Ils sont rentrés tous à la fois, cagoulés. Mettez-vous à ma place. Je suis choqué, un petit peu. C'était le coucher de soleil, fin de journée quoi. Et je vois, ils sont presque 150 voire 200, je sais pas combien, ils sont rentrés tous à la fois, ils ont commencé à vandaliser, prendre les sandwichs, c'étaient des gamins pour la plupart. J'ai juste eu le temps de récupérer mon téléphone et de récupérer les clés pour baisser le rideau et au final, ils ont cassé le rideau, ils sont rentrés. J'avais le temps juste de sortir et regarder de loin, quoi. Ça fout la haine. Parce que voilà, moi je travaille, ça veut dire que je vais passer, je sais pas, une dizaine de jours sans travailler, je vais devoir rester à la maison, ils ont cassé le rideau, c'est inacceptable quoi. Personne n'aurait pensé qu'ils seraient venus ici, place Montcalm."

Le rideau métallique du magasin Carrefour, quartier Montcalm, cassé après les pillages en marge de la manifestation de ce 17 octobre à Nîmes © Radio France - Antoine Lifaut

"Il n'y avait pas un seul policier."

À côté de lui, quand nous l'avons rencontré, Brigitte, qui gère la brasserie voisine et qui représente l'association de commerçants du quartier : "Personne n'aurait pensé qu'ils seraient venus ici, place Montcalm. Je suis effondrée de voir que nos confrères du petit Carrefour sont choqués, Sam leur avait pourtant dit : 'Écoutez, allez-y, prenez mais ne cassez rien.' Donc, ils ont pris des sandwichs, ils ont pris des choses comme ça et ils en ont profité pour casser le rideau, casser la porte. Ils ne se rendent pas compte du travail que c'est. Il va maintenant falloir aller déposer plainte, faire marcher les assurances, enfin, comme si le commerce actuellement à Nîmes était à son plus haut niveau. Je ne décolère pas. Je sais pas contre qui je suis le plus en colère. Donc, ce sont ces dizaines et dizaines de casseurs qui viennent pour saboter le travail d'un magasin essentiel au quartier, sous la caméra de la ville. Il n'y avait pas un seul policier, il n'y avait rien", dit-elle, en colère.

Dans un communiqué, publié après ces saccages, le maire de Nîmes, Vincent Bouget, condamne ces violences et apporte son soutien aux commerçants.

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