Mobilisation du 17 octobre : Élysée, Matignon… Quels secteurs de Paris sont interdits aux manifestations ?
Dans plusieurs secteurs stratégiques de la capitale, notamment autour de l’Élysée, de Matignon et des Champs-Élysées, il sera interdit de manifester dans le cadre de la mobilisation du samedi 17 octobre, a décidé vendredi le préfet de police de Paris.
Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a pris vendredi des arrêtés d’interdiction de manifester samedi 17 octobre dans plusieurs secteurs stratégiques de la capitale, autour de l’Élysée, de Matignon et incluant les Champs-Élysées.
Dans le cadre de cette journée de mobilisation associant gilets jaunes, étudiants, lycéens et syndicalistes, les rassemblements et cortèges qui n’auront pas été déclarés seront interdits de 7 heures à 22 heures à l’intérieur de ces périmètres, selon la préfecture de police.
Aux termes des arrêtés, tous les rassemblements qui pourraient avoir lieu samedi sur l’avenue des Champs-Élysées, la place de la Concorde, la place de la Bourse, la place du Châtelet, le secteur Châtelet-Les Halles, la place de la Bastille, la place d’Italie et leurs abords ainsi que ceux aux abords de l’Élysée, du ministère de l’Intérieur, de Matignon, de l’Assemblée nationale, du Sénat, du palais de justice, de la préfecture de police, de l’hôtel de ville et des gares parisiennes sont interdits.
Une contravention de 135 euros
Concernant l’itinéraire déclaré par Interfac IDF qui prévoyait initialement une arrivée sur la place de la Concorde, la préfecture de police a jugé que ce n’était « pas acceptable » et a proposé un parcours alternatif, de la place de la République à la place de Clichy, qui a été refusé vendredi soir par ce collectif. Finalement le préfet de police a proposé comme itinéraire République - Nation. S’agissant du second cortège d’ampleur comprenant des gilets jaunes et l’intersyndicale, dont le trajet initial avait été également rejeté, le préfet de police a fixé comme itinéraire alternatif place de la République jusqu’à la place de Clichy.
Les contrevenants seront verbalisés à hauteur de 135 €, a prévenu la PP, en soulignant que les arrêtés d’interdiction proposent des itinéraires alternatifs correspondant mieux aux « impératifs de sécurité ».
Depuis Bruxelles, Emmanuel Macron a lancé un appel « au calme » à la veille des manifestations, estimant que le « droit de manifester » doit s’accompagner du « respect » sans « insulter » ni « casser ».