Microsoft confirme que Windows dispose d’un identifiant global de périphérique impossible à désactiver et dont l’entreprise se sert pour se livrer à la surveillance de masse
L’identifiant en question est le Global Device Identifier (GDID). Son existence a été confirmée par Microsoft de manière indirecte et contrainte. C’était suite à une plainte fédérale déposée par les autorités américaines lors d’une enquête du FBI qui a débouché sur l’arrestation d’un membre présumé du groupe criminel dénommé « Scattered Spider ». L’éditeur de Windows 11 s’est chargé de livrer au FBI l’empreinte numérique nécessaire à l’atteinte de cet objectif (le GDID). D’avis de certains utili
L’identifiant en question est le Global Device Identifier (GDID). Son existence a été confirmée par Microsoft de manière indirecte et contrainte. C’était suite à une plainte fédérale déposée par les autorités américaines lors d’une enquête du FBI qui a débouché sur l’arrestation d’un membre présumé du groupe criminel dénommé « Scattered Spider ». L’éditeur de Windows 11 s’est chargé de livrer au FBI l’empreinte numérique nécessaire à l’atteinte de cet objectif (le GDID). D’avis de certains utilisateurs, c’est un brutal rappel de l’implication de Microsoft dans des activités de surveillance de masse.
Le GDID s’appuie sur des descripteurs matériels, ce qui signifie que chaque acheteur de PC Windows entre de facto dans la machine de surveillance de masse qui a mené à l’arrestation de Peter Stockes
La relation entre le GDID (Global Device ID) de Windows et la puce TPM 2.0 (Trusted Platform Module) réside dans le verrouillage de l'identité matérielle : le GDID s'appuie en partie sur les descripteurs matériels et les certificats sécurisés liés au TPM pour lier de manière persistante une installation de Windows à une machine.
Le GDID utilise les informations de la plateforme et les certificats sécurisés du TPM 2.0 pour générer et valider l'empreinte unique de l'appareil auprès des services de Microsoft. L'association entre le TPM et le GDID permet de maintenir un identifiant de système d'exploitation stable qui résiste aux mises à jour et aux changements de configuration mineurs.
Bien que le TPM 2.0 serve la sécurité locale (comme le chiffrement BitLocker), le GDID exploite ces fondations d'intégrité pour l'identification de l'appareil à distance dans l'écosystème cloud de Microsoft.
L’équipe constitué d’éléments de Microsoft et du FBI a obtenu le GDID à partir de l'ordinateur du présumé criminel qui a servi à créer un compte sur l'outil de piratage ngrok. Bien que le compte ait été créé à partir d'une adresse IP VPN se terminant par .168, les registres de Microsoft indiquent que ce même GDID (6755467234350028) a accédé à la page d'inscription de ngrok exactement au moment où le compte a été créé, ce qui a permis d'établir un lien entre ce piratage et ses comptes personnels sur les réseaux sociaux.
Les enquêteurs ont utilisé ce GDID pour suivre et recouper toutes les informations de télémétrie associées à cet appareil en particulier. En établissant des corrélations entre le GDID et les adresses IP, les connexions à des comptes personnels (tels que Facebook ou Snapchat) et d’autres données relatives à l’activité sur Internet, le FBI a pu constituer une solide chaîne de preuves reliant directement le suspect aux activités criminelles.
Microsoft’s Quiet Device Tracker Most Users Don’t Know Exists
It’s called the Global Device Identifier, or GDID. It can remain consistent through normal Windows updates and help Microsoft recognize a specific installation across certain services.
A clean reinstall creates a new… pic.twitter.com/4Ccg8Wwlrm
— Screen Flicker (@WarlockWeirdoTV) July 24, 2026
En gros, Windows est un système d’exploitation qui intègre des fonctionnalités d’espionnage imposées aux utilisateurs. C’est ce qui ressort d’un récent avis de l’éditeur de ProtonVPN
Stokes fait l’objet d’accusations, notamment de complot, d’intrusion informatique et de fraude, liées à plus de 100 millions de dollars de rançons versées à la suite de plus de 100 intrusions dans des entreprises depuis 2022. L’utilisation par le FBI des données de Microsoft s’inscrit dans un cadre juridique exigeant des ordonnances judiciaires et des citations à comparaître.
Mais le GDID soulève d’importantes questions concernant le consentement des utilisateurs et la propriété réelle du matériel dont nous faisons l’acquisition. Microsoft ne demande pas l’avis des utilisateurs sur la question de savoir s’ils ont besoin d’une telle fonctionnalité (le GDID) et il n’existe aucun moyen simple de le supprimer. Même une réinstallation complète de Windows n’est qu’une solution partielle.
Dans toute la documentation en ligne très complète de Microsoft, le GlobalDeviceId ne mérite qu’une seule mention, enfouie dans un document technique extrêmement obscur que personne n’est susceptible de lire.
Proton is now publicly calling Windows spyware over the Global Device ID that Microsoft uses for every Windows installation. They say users never consent to the GDID, can't remove it, and that reinstalling Windows only partially helps since Microsoft keeps the old records.
— International Cyber Digest (@IntCyberDigest) July 8, 2026
Linux revient en boucle comme alternative viable citée par les utilisateurs qui disent avoir fait le saut pour s’extirper de la surveillance de masse sous Windows. Toutefois, les données techniques à disposition suggèrent de ne pas y voir une réponse absolue
It's time to stop being lazy and get on LINUX. Share details of what browsers, text and image editors, etc. work with it. Motivate us!!
— Carol Moore (@carolmoore1776) July 9, 2026
Linux dispose d’un équivalent au Windows GDID pour identifier de manière unique une machine ou un composant matériel. Pour l'ensemble du système d'exploitation, l'équivalent direct de l’identifiant global de machine est le fichier /etc/machine-id (géré par systemd), tandis que pour les périphériques de stockage, on utilise les UUID et les liens persistants udev.
/etc/machine-id est un identifiant unique de 32 caractères hexadécimaux généré lors de l'installation du système. Il reste constant au fil des redémarrages et sert de référence stable pour le système d'exploitation, de la même manière qu'un GUID/machine ID sous Windows.
Les principaux risques et problèmes liés à ce fichier concernent la confidentialité (suivi ou traçage), la duplication de machines virtuelles et la stabilité du système. En effet, sa divulgaation à des applications malveillantes ou à des services tiers sur le réseau peut servir à lier différentes activités ou connexions à une seule et même machine.
De plus, les spécifications officielles indiquent que ce fichier doit rester secret et ne pas être envoyé sur un réseau non sécurisé. S'il est utilisé par exemple pour générer des identifiants DHCP, la machine peut devenir identifiable sur des réseaux publics.
Il existe d’ailleurs des sources officielles et techniques, notamment dans le code source de Chromium (browser_dm_token_storage_linux.cc) et la documentation d'aide pour Chrome Enterprise and Education, qui confirment que Google Chrome accède au fichier /etc/machine-id sous Linux.
Des discussions sur certains forums communautaires analysent cet extrait de code pour expliquer comment le navigateur extrait une empreinte matérielle stable pour les instances professionnelles sous Linux.
Source : Avis de ProtonVPN sur le Windows GDID, Documentation d’aide pour Chrome Enterprise et Education
Et vous ?
Partagez-vous les avis selon lesquels cette affaire illustre beaucoup plus le degré de surveillance de masse auquel nous sommes exposés en tant qu’utilisateurs de Windows ?
Partagez-vous les avis selon lesquels ce cas n'apporte rien de nouveau quant à l'implication de Microsoft dans des activités de surveillance de masse et que ce qui est plutôt étonnant est que les utilisateurs n'aient pas encore migré en masse vers des solutions comme Linux qui offrent de meilleures garanties de protection de leurs données ?
Partagez-vous les avis des utilisateurs qui citent Linux comme alternative à Windows pour pallier à cette surveillance de masse via le Windows GDID ?
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