Mercato : Julián Álvarez prêt à tout pour forcer son départ vers le Barça - Sport.fr
Le champion du monde argentin veut rejoindre le Camp Nou. L'Atlético, lui, campe sur son refus. Un bras de fer qui vire à l'épreuve de force. « Le mieux serait un transfert. » La phrase, lâchée en pleine Coupe du monde, a fait l'effet d'une petite bombe du côté de…
Le champion du monde argentin veut rejoindre le Camp Nou. L’Atlético, lui, campe sur son refus. Un bras de fer qui vire à l’épreuve de force.
« Le mieux serait un transfert. » La phrase, lâchée en pleine Coupe du monde, a fait l’effet d’une petite bombe du côté de Madrid. En quelques mots, Julián Álvarez a mis les pieds dans le plat : il veut partir, et sa destination a un nom. Barcelone.
Depuis, le dossier a pris des allures de guerre de tranchées. D’un côté, un joueur déterminé, qui ne cache plus son envie de rejoindre le Camp Nou. De l’autre, un Atlético de Madrid arc-bouté sur son refus, bien décidé à ne pas céder son joyau à un rival direct de Liga. Entre les deux, un fossé que les millions peinent, pour l’instant, à combler.
Les positions se sont durcies au fil des semaines. Le Barça, par la voix de son président Joan Laporta, a confirmé avoir transmis une offre en bonne et due forme — de club à club, comme il se doit. Mais le dirigeant catalan a aussi prévenu : cette proposition ne restera pas éternellement sur la table. Traduction — ou plutôt avertissement : à l’Atlético de se décider, et vite.
En face, la réponse a claqué comme un coup de fouet. Les Colchoneros ont fait savoir, sans détour, qu’aucune somme ne les ferait plier. Ni cent, ni cent cinquante, ni deux cents millions. La seule porte de sortie ? La clause libératoire du joueur, fixée à un montant stratosphérique. Autant dire un mur.
Alors, comment sortir de l’impasse ? C’est là qu’Álvarez pourrait bien passer à l’offensive. Selon la presse espagnole, l’Argentin réfléchirait à un geste fort — bouder la reprise, réclamer publiquement son transfert — pour forcer la main de sa direction. Une stratégie risquée, mais assumée : son entourage y voit le seul moyen de faire bouger les lignes face à l’inflexibilité madrilène.
L’histoire, il faut le dire, n’est pas sans rappeler d’autres bras de fer restés célèbres. Combien de joueurs ont dû sortir du bois, quitte à froisser leur club, pour obtenir gain de cause ? Álvarez, auréolé d’un Mondial abouti, dispose d’un poids qui n’est pas rien dans ce genre de négociation.
Pour le Barça, l’enjeu est de taille. L’Argentin est vu comme le successeur idéal de Robert Lewandowski, dont l’ombre plane encore sur l’attaque catalane. Un buteur au sommet de son art, travailleur, polyvalent — le profil coche toutes les cases. Reste à convaincre un Atlético qui, pour l’heure, ne veut rien entendre.
Où jouera Julián Álvarez la saison prochaine ? La question, à ce stade, reste ouverte. Le mercato ferme ses portes fin août, et d’ici là, bien des rebondissements sont encore possibles. Une chose est sûre : ce dossier-là promet des étincelles. En Espagne, on retient déjà son souffle.