Un an après la sortie de Borderlands 4, Borderlands 2 reste le favori
Aujourd'hui, c'est le 18 septembre. En 2012, c'était un jour à entourer en rouge dans son calendrier, puisque coïncidant avec la sortie de Borderlands 2 sur PC, PlayStation 3 et Xbox 360 ; un épisode...
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Aujourd'hui, c'est le 18 septembre. En 2012, c'était un jour à entourer en rouge dans son calendrier, puisque coïncidant avec la sortie de Borderlands 2 sur PC, PlayStation 3 et Xbox 360 ; un épisode qui a soufflé un grand coup dans le paysage du FPS-RPG, mais aussi un succès critique que tente d'imiter inlassablement Gearbox depuis.
Borderlands est assurément le plus beau bébé de Gearbox Software, celui qui lui a permis d'accéder à une strate de popularité et de finance qu'il n'aurait peut-être même pas espéré un jour. Pour ainsi dire, la saga compte aujourd'hui plus de 93 millions de copies vendues, en excluant Borderlands 4 qui vient tout juste de sortir (et que nous sommes en train de tester actuellement, faute d'avoir reçu le jeu en amont de sa sortie). C'est tout bonnement stupéfiant et le troisième épisode en comptabilise 22 millions à lui tout seul, le gros gourmand.
La réalité, c'est que celui qui trône encore et toujours sur la première marche du podium est bien Borderlands 2. Commercialement déjà, avec plus de 30 millions de preneurs, rien que ça, mais aussi dans le cœur et l'esprit des joueurs. Dans l'horizon vidéoludique, il n'est pas rare que le "numéro 2" soit l'essai transformé. Silent Hill 2, Uncharted 2, Half-Life 2 : les exemples ne manquent pas et Borderlands 2 vient compléter la liste.
Complet Ketchup Maya
Bien conscient d'avoir proposé un concept alléchant avec une première itération en 2008, Gearbox a donc creusé le concept pour revenir en force. Borderlands 1 était chouette, mais aussi assez rudimentaire, répétitif et révélateur d'un potentiel à peine effleuré. Borderlands 2 vient exploser ses limites pour marcher sur les platebandes des grands jeux vidéo, souvent cité comme l'un des meilleurs FPS de sa génération.
Déjà, parce que l'équipe de développement était fichtrement bonne. À sa tête, en tant que directeur créatif, on retrouvait alors Paul Hellquist, soit le lead designer du sacro-saint BioShock. Jeramy Cooke, directeur artistique, avait quant à lui parfaitement compris l'essence du premier (sur lequel il avait déjà travaillé) pour l'affiner et l'extrapoler. Aussi et surtout, Gearbox comptait encore dans ses rangs Anthony Burch, scénariste depuis adulé (et primé) pour son travail sur Borderlands 2.
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Bien sûr, la saga a toujours fait dans le gore, le borderline et l'irrévérencieux, mais Borderlands 2 est probablement le meilleur représentant de l'essence même de la saga, s'adoubant d'une écriture bien plus fine qu'on aurait pu le penser. Le grand méchant de l'aventure, le Beau Jack, est sans doute l'un des antagonistes les plus méchamment addictifs de cette génération, dont on s'amuse à répéter les répliques et le ton comme l'on imiterait OSS 117 ou Les Tontons Flingueurs. Il faut dire qu'en VF, on ne peut que tirer notre chapeau à l'équipe de localisation pour avoir engagé Christophe Lemoine, voix mythique de Cartman dans South Park.

On garde aussi une pensée émue pour Zero, un des héros jouables qui se voulait être un robot tueur ne parlant qu'en haïkus (quelle idée de génie), un Clap-Trap qui était très drôle et pas encore trop énervant et l'arrivée de Tina en DLC, personnage à la personnalité encore inédite.
On pourrait épiloguer aussi sur des régions beaucoup plus variées, une gestion plus intelligente des armes, l'arrivée efficace du gigantesque hub de Sanctuary, le retour des anciens protagonistes en tant que personnages clefs, une coopération encore mieux gérée et des DLC qui se sont imposés parmi les meilleurs de l'époque.

Une empreinte indélébile
Gearbox n'a pas franchi une simple marche avec Borderlands 2 : il a pris l'ascenseur. Le problème, c'est qu'il est difficile de monter plus haut après ça, surtout en restant frais et novateur. Borderlands 3 était loin d'être mauvais, mais sans certains des talents brillants du second jeu, l'expérience avait parfois tendance à se reposer sur ses lauriers, voire à devenir sa propre parodie. Impossible de passer sous silence l'écriture catastrophique des grands méchants de l'aventure, ou de certaines blagues pipi-caca qui rappellent qu'il ne suffit pas d'être vulgaire pour qu'on se fende la poire.
Et, dans la même veine, on pourrait dire que pas mal de "numéros 3" sont des bons jeux qui n'ont pas réussi à s'extirper de l'étouffante notoriété de leur prédécesseur : Silent Hill 3, Uncharted 3, Half-Life 3 (ah, non)… ou bien Borderlands 3, du coup.
Bref, en attendant notre test du 4, on ne peut que souhaiter un bel anniversaire à Borderlands 2 pour ses treize ans et tous les souvenirs qu'il nous a laissés en tête. HB, champion.

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