Après Wild Arms XF, le JRPG avait cessé de siffler
Ce n'est pas un scoop, Sony n'a jamais été un grand nom de l'édition de JRPG. La plupart des séries du genre financées par le constructeur, mais le plus souvent développées par des studios partenaires,...
Soutenez Gamekult et découvrez tous nos contenus sans publicité
Menu
Recherche
Abonnés
L'actualité
- Accueil
- News
- Mémoire cash
- Après Wild Arms XF, le JRPG avait cessé de siffler
Ce n'est pas un scoop, Sony n'a jamais été un grand nom de l'édition de JRPG. La plupart des séries du genre financées par le constructeur, mais le plus souvent développées par des studios partenaires, se sont arrêtées au bout d'un petit nombre épisodes (Oreshika, Dark Cloud, White Knight Chronicles), quand elles n'ont pas fait l'objet d'un one shot (The Legend of Dragoon, Rogue Galaxy, Okage : Shadow King). Il n'existe que deux exceptions à cette règle, deux franchises qui se disputent amicalement le titre de plus longue saga de JRPG Sony : Arc the Lad et Wild Arms.
En mettant de côté les jeux pour smartphone Arc The Lad R et Wild Arms : Million Memories, qui sont sortis en 2018, c'est bien Wild Arms qui a vécu le plus longtemps. Entre le western-fantasy et la science-fiction, cette saga aux multiples influences (notamment Trigun) a donné naissance à Wild Arms (1996), Wild Arms 2 (1999), Wild Arms 3 (2002), Wild Arms Alter Code : F (2003), Wild Arms 4 (2005), Wild Arms 5 (2006) et Wild Arms XF (2007). Et puis d'un coup, plus rien.
Il y a un dénominateur commun entre tous ces épisodes : ils ont été développés par le studio Media Vision, dont Wild Arms était même le tout premier RPG. S'il fallait trouver un autre point commun, ce serait le désintérêt de Sony pour sa propre franchise. Tout en déroulant le tapis rouge aux Final Fantasy, le constructeur de PlayStation — du moins ses filiales occidentales — a rapidement laissé à d'autres le soin de s'occuper de ses jeux. Si vous avez une copie européenne de Wild Arms 3 quelque part chez vous, vous verrez un joli logo Ubisoft en bas à droite. Wild Arms 4 et Wild Arms 5 ont été localisés en anglais par XSEED Games et sont arrivés jusqu'en Europe grâce à 505 Games. Idem pour le jeu qui nous intéresse ici (et dont le site officiel en anglais est encore accessible).
Oh hisse, Arms Strong
Un jeu dont on ne se doutait certainement pas qu'il sonnerait la fin de la série, surtout avec ses allures de spin-off. En plus d'avoir été développé sur PSP et non sur une console de salon comme tous les autres, Wild Arms XF n'est pas un jeu de rôle tout court mais un jeu de rôle tactique. Un genre dans lequel la PSP était déjà plutôt bien lotie grâce aux portages de Final Fantasy Tactics et Disgaea, sans oublier le Jeanne d'Arc de Level-5. Tiens, encore un jeu que Sony n'avait pas daigné sortir en Europe, même si l'erreur a été réparée depuis.
Charmant au premier regard et bel et bien porteur de l'esprit de la série, Wild Arms XF prend place sur Filgaia, une planète meurtrie par les guerres interminables qui éclatent pour le contrôle des rares ressources, denrées alimentaires, terres et richesses encore disponibles. Dans ce monde en ruine, le royaume d'Elesius connaissait encore prospérité et paix, jusqu'à la mort de la princesse héritière Alexia. C'est alors que le Sénat s'empare du pouvoir en soumettant la population.
Pour honorer la volonté de sa défunte mère – « mettre un terme à la désolation du monde et guider les gens vers une terre fertile » – Clarissa, une jeune fille au destin lié à la royauté, se soulève pour reprendre le royaume. Wild Arms 3 s'était déjà distingué en mettant en avant une figure féminine forte, Virginia Maxwell, au centre de l'histoire. Et ce n'est pas ici que vous trouverez du fan service de forceur.
Wild Arms XF applique les principes de bases du Tactical-RPG, notamment à travers son système de classes. Elles sont 16 au total et certaines ont la bonne idée de s'inspirer de Disgaea (soulever et lancer des ennemis ou des alliés, manipuler les propriétés élémentaires du terrain). Les cases classiques sont toutefois remplacées par des tuiles hexagonales, marque de fabrique des derniers épisodes de la saga, ce qui offre davantage d'options de mouvement et de placement, et permet par exemple d'encercler un ennemi. Mais ce qui revient le plus souvent dans la liste des qualités du jeu, c'est la diversité rarement vue des objectifs à accomplir. Loin de se limiter à l'extermination des unités ennemies, Wild Arms XF pouvait miser sur l'infiltration, l'escorte ou encore la récupération d'objet.
Ils n'étaient pas venus là pour souffrir, ok ?
Malheureusement, toute ces bonnes intentions sont sabotées par une difficulté d'une rare intensité. Ce que déplorait l'ami Amaebi dans son test rédigé à l'époque pour Gamekult, mais aussi les commentaires des lecteurs, pour la plupart démotivés par ce que le jeu Media Vision attendait d'eux. Les batailles ressemblent parfois plus à des énigmes dont il faut connaître le déroulement précis, alors que d'autres missions forcent le joueur à utiliser des classes spécifiques.
Quel dommage que le jeu représente une telle source de frustration et de découragement. C'est prendre le risque de passer à côté d'une bande-son, encore une fois chez Wild Arms, d'excellente qualité, mélangeant des thèmes à la fois fantastiques et western, tout en glissant des remix de morceaux issus des précédents jeux Wild Arms. Cette BO est l'œuvre de cinq compositeurs différents : on retrouve Koda Masato (Wild Arms 4 et Wild Arms 5) accompagné de Noriyasu Agematsu, Junpei Fujita, Hitoshi Fujima et Daisuke Kikuta, tous membres du groupe Elements Garden.
S'il faudrait un sacré concours de circonstances pour voir Sony relancer la franchise Wild Arms (ou n'importe quel autre JRPG), son esprit perdure à travers le projet Armed Fantasia. Piloté par Akifumi Kaneko, le principal créateur de la franchise, accompagné de Tomomi Sasaki (Wild Arms 5, Wild Arms XF) au character design, de Michiko Naruke (Wild Arms, Wild Arms 2, Wild Arms 3, Wild Arms 4) et Noriyasu Agematsu (Wild Arms 5, Wild Arms XF) aux musiques, pour ne citer qu'eux, ce RPG est tout simplement un Wild Arms 6 qui ne dit pas son nom. L'équipe de développement vient justement de dévoiler un premier aperçu des combats.

Le jeu en rapport
Ça vous a intéressé ? En voilà encore !
-
news
La saga de romans La Guerre des Clans sera adaptée en jeu de rôle au tour par tour
-
news
Beast of Reincarnation : après un accueil mitigé, Game Freak va revoir sa copie
-
news
Pourquoi Marvel Tokon : Fighting Souls n’aura pas de test aujourd’hui
Les guides d’achat
Voir tous les guides d’achat