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« Mathis, il pue le rugby » : décisif avec Toulon malgré la défaite à Castres, Ferté a retrouvé l’étincelle

Face à Castres ce samedi, et malgré la défaite de son équipe (29-27) Mathis Ferté a rassuré sous les ballons hauts, souvent mis le bazar dans la défense castraise et même cru offrir la victoire au RCT. De quoi confirmer son retour en forme.

D’une accélération fulgurante, conclue par un essai en soliste (66e), Mathis Ferté a signé son retour au premier plan, samedi après-midi sur la pelouse de Castres. La fin du tunnel pour le natif de Cahors, moins saignant qu’à son habitude depuis le début de saison ?

En effet, si brillant tout au long de la saison passée, Mathis Ferté a démarré ce nouvel exercice de manière très discrète. Et, outre sa chandelle échappée à Bayonne en fin de match, qui a coûté cher à Toulon au bout du compte, c’est surtout dans son incapacité à se proposer aux quatre coins du terrain qu’on ne reconnaissait pas le feu follet de 22 ans.

Fatigué de son été qui l’a vu s’envoler dans l’hémisphère sud avec le XV de France ? Déçu de ne pas avoir pu fêter sa première cape ? Probablement un peu de tout ça.

— RCT – Rugby Club Toulonnais (@RCTofficiel) September 19, 2026

Finalement, il lui aura fallu attendre sa troisième titularisation de la saison pour se réveiller. Aligné à l’arrière de l’attaque toulonnaise à Castres, « Pépino » a tout bien fait. Que ce soit sur sa gestion de la couverture du terrain, sur ses duels aériens ou sur sa capacité à casser des plaquages, l’ancien briviste a tiré son épingle du jeu.

Mieux encore : hormis une sortie de camp un peu courte en deuxième période, on ne peut pas véritablement mettre d’action au discrédit de Ferté. « Mathis monte en puissance, abondait Pierre Mignoni en conférence de presse. C’était un peu dur pour lui à Bayonne, aussi parce qu’il revenait de tournée. Mais, là, il a fait un très bon match, bravo à lui. »

« C’est un joueur qui dévore les espaces »

À Castres, Mathis Ferté a été, et de très loin, le joueur qui a parcouru le plus de mètres ballon en mains (93). Aussi, il a été celui qui a cassé le plus de plaquages (six, comme Albornoz et Baget). Enfin, il est celui qui a failli offrir la victoire au RCT, en inscrivant un essai en solitaire à la 66e. Bien servie au milieu du terrain par Huw Jones, la flèche toulonnaise cassait la ligne, accélérait, feintait un retour intérieur, pour finalement s’amuser de Rémy Baget à l’extérieur. A ce moment-là, il permettait à Toulon de reprendre le score (27-22). Et si la suite ne tournait pas en faveur du RCT, Mathis Ferté, lui, ponctuait un après-midi au quasi parfait.

— CANAL+ Rugby (@CanalplusRugby) September 19, 2026

« Mathis, c’est un couteau suisse, un mec qui est capable de jouer partout. Il pue le rugby. On avait dit qu’on allait porter un peu plus le ballon et ça l’a mis dans de bonnes dispositions, félicitait de son côté Baptiste Serin. C’est un joueur qui dévore les espaces. On le voit sur son essai, il vient à hauteur sur une combinaison préparée mais, après, il traverse le terrain et va se le faire tout seul. Tout le monde connaît ses qualités. C’est un puncheur, quelqu’un qui est très bon dans les duels. Et même si c’est un nain, il apporte pas mal de garanties sur le jeu aérien ».

En difficulté à Bayonne, Mathis Ferté a débloqué son compteur d’essais à Mayol face à La Rochelle.

La tournée avec les Bleus enfin digérée, Mathis Ferté a en tout cas rappelé qu’il était totalement indispensable dans ce XV de départ toulonnais. Et que ce soit à l’aile, à l’arrière ou même à la mêlée, le RCT, empêtré dans sa série de défaites, aura bien besoin de son joueur de poche pour sonner le réveil dans les prochaines semaines.