Marseille : trop tendre pour Genesio, ce buteur de 18 ans pourrait vite changer de statut - Sport.fr
Il n'a que 18 ans, rêve de son premier contrat pro à Marseille et son entraîneur le juge encore trop vert. Sauf que l'OM, privé de recrues et frappé par les blessures, n'a peut-être plus le luxe d'attendre. La porte semblait fermée. Elle pourrait se rouvrir plus vite que prévu.…
Il n’a que 18 ans, rêve de son premier contrat pro à Marseille et son entraîneur le juge encore trop vert. Sauf que l’OM, privé de recrues et frappé par les blessures, n’a peut-être plus le luxe d’attendre.
La porte semblait fermée. Elle pourrait se rouvrir plus vite que prévu. D’après Football365, Bruno Genesio considère qu’Antoine Valero, jeune attaquant formé au club, reste trop tendre pour l’équipe première. Mais le manque criant de solutions offensives pourrait rapidement rebattre les cartes.
Un buteur courtisé qui ne veut que l’OM
Sur le papier, le profil a tout pour plaire. À 18 ans, Valero est très suivi en France comme à l’étranger, et il n’a jamais caché son souhait : signer son premier contrat professionnel avec l’OM, son club. Une fidélité qui détonne à une époque où les jeunes talents font souvent leurs valises au premier appel du pied.
Et les appels ne manquent pas. Il y a une dizaine de jours, Maxifoot révélait qu’un club phare de Ligue 1 se positionnait en cas de départ du jeune buteur, barré par la concurrence. Autant dire que le dossier n’a rien d’anecdotique.
Une infirmerie qui déborde
Car pendant ce temps, l’effectif de Genesio fond comme neige au soleil. Igor Paixão et Amine Harit sont tous deux sortis sur blessure lors du Classique perdu face au PSG (1-2). Et la trêve n’a rien arrangé : ce mardi, Himad Abdelli a quitté la pelouse avant la mi-temps avec l’Algérie, touché à la cheville gauche après un tacle appuyé. Un coup dur de plus. Un de trop, peut-être.
Le contexte, surtout, ne laisse aucune marge. L’OM n’a recruté personne cet été (un cas unique avec l’Athletic Bilbao parmi les cinq grands championnats européens), et le marché ne rouvrira pas avant janvier. Pour trouver du sang neuf, il faudra donc chercher en interne.
Le centre de formation, sujet qui fâche
C’est là que le cas Valero dépasse le simple choix sportif. Selon L’Équipe, la direction marseillaise attend de son entraîneur qu’il s’appuie davantage sur les jeunes du centre de formation, un objectif que Genesio ne remplirait pas suffisamment à ce jour. Le club voudrait voir ses pépites jouer ; le coach, lui, les juge pas encore prêtes. Voilà qui ajoute une couche à des relations déjà tendues entre le banc et les bureaux.
Lancer Valero reviendrait donc à faire d’une pierre deux coups : soulager une attaque exsangue et envoyer un signal à la direction. Le laisser sur le banc, c’est prendre le risque de voir un club concurrent s’engouffrer dans la brèche. Et, disons-le franchement, de voir partir un gamin qui ne demande qu’à rester.
Genesio a fermé la porte une première fois. La reprise dira s’il peut se permettre de la garder close.