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« Manifester, c’est bien. Contester, on a le droit. Dégrader et casser, c’est inadmissible » : la Région débloque 6 millions d’euros après les dégradations dans les lycées

La Région a voté six millions d’euros de réparations d’urgence pour les établissements dégradés mi-octobre lors du mouvement lycéens et envisage de consacrer 10 millions pour rafraîchir les classes d’ici décembre.

La Région a voté ce vendredi matin une enveloppe de 6 millions d’euros pour les réparations d’urgence dans les lycées qui ont fait l’objet de dégradations mi-octobre. 90 établissements sur les 174 que compte Provence-Alpes-Côte d’Azur ont été impactés, 47 ont fait l’objet de dégradations et 17 d’une fermeture ou d’une évacuation.

A l’initiative du président François de Canson, la plateforme « Allo lycée » créée pour comprendre les raisons de la colère des élèves, a recueilli près de 600 réponses en moins d’une semaine. L’analyse de ces signalements montre que 50 % des plaintes ciblent seulement 3 lycées (à Miramas, Cavaillon et Salon), portant principalement sur le confort thermique dans les classes.

« Face au défi climatique, nous déployons le plan canicule dans nos lycées pour un montant de plus de 3,10 millions d’euros dans 50 établissements pilotes. Brasseurs d’air, films anti-chaleur, remplacement des menuiseries, végétalisation des cours, création de véritables îlots de fraîcheur », a énuméré François de Canson.

7 millions d’euros complémentaires seront votés en décembre pour créer au moins un espace climatisé dans chaque lycée, soit une enveloppe totale de 10 millions d’euros.

« Une pièce, a regretté Irène Geay, conseillère régionale RN du Var. Mieux vaut tard que jamais, nous nous réjouissons de vous voir enfin rejoindre notre position sur la climatisation ».

« Je refuse les promesses faciles prétendant climatiser 3 millions de mètres carrés de bâtiments, cela entretient une contre-réalité », a répondu le président de Paca.

Depuis 2016, 2,1 milliards d’euros ont été investis dans les lycées, permettant de rénover 134 établissements et d’en construire 6 nouveaux, a rappelé l’exécutif. D’ici 2035, une enveloppe complémentaire de 1,9 milliard d’euros est programmée pour poursuivre cette modernisation.

10 000 heures de travaux d’intérêt général

« Manifester, c’est bien. Contester, on a le droit. Dégrader et casser, c’est inadmissible. Donc bien évidemment on va porter plainte contre ceux qui ont dégradé nos établissements. Et on va mettre à la disposition de la justice 10 000 heures de travaux d’intérêt général. Et on va demander au ministre de l’Education de nous transmettre les noms de ceux qui sont sanctionnés, afin qu’ils ne puissent plus bénéficier des aides régionales, comme le Pass plein air », a prévenu le président.