thejournalofsierraleonestudies.com

Manifestations du 24 octobre : un cortège calme à Paris, des tensions en fin de parcours dans plusieurs villes… Revivez la journée de mobilisation

Une nouvelle journée de mobilisation nationale a lieu ce samedi, une semaine après le 17 octobre. Si la manifestation a pu se dérouler dans le calme à Paris malgré un changement d’itinéraire à la dernière minute, des tensions ont commencé à éclater en fin de journée dans la capitale, mais aussi à Lyon notamment.

Question

Prénom ou pseudo

20h39

Ce direct est à présent terminé

Merci de l’avoir suivi avec nous. Rendez-vous dès dimanche sur « Le Nouvel Obs » pour lire la suite de nos reportages, décryptages et analyses consacrés aux mobilisations en France.

20h25

« Presque 1 000 interpellations », et deux personnes grièvement blessées, rapporte Laurent Nuñez

« Au moment où je vous parle, on en est presque à 1 000 interpellations » a déclaré lors d’un point presse le ministre de l’Intérieur. Avant d’ajouter : « Je pense que ce chiffre va augmenter de manière significative », tout en précisant que samedi 17 octobre, 385 interpellations avaient alors été réalisées à la même heure, vers 19 heures.

Il a estimé que « les cortèges se sont bien passés », tout en déplorant les heurts qui ont eu lieu dans plusieurs villes comme à Marseille, Paris, Nantes ou encore Toulouse.

Le ministre de l’Intérieur a aussi indiqué qu’à sa connaissance, deux personnes avaient été grièvement blessées. Une à la main à Toulouse et une autre à Clermont-Ferrand. Le quotidien « La Nouvelle République » a aussi fait état d’un manifestant touché à l’œil gauche à Poitiers. Laurent Nuñez a également évoqué des tentatives de pillages, notamment dans le 5e arrondissement de Marseille.

20h18

La manifestation parisienne entièrement dispersée

Fin de manifestation sous tendu à Paris, Cours de Vincennes, le 24 octobre 2026
Fin de manifestation sous tendu à Paris, Cours de Vincennes, le 24 octobre 2026 MARIN DRIGUEZ POUR « LE NOUVEL OBS »

La manifestation à Paris, qui a rassemblé 110 000 personnes samedi, « est entièrement dispersée cours de Vincennes », où des heurts avaient éclaté en fin de cortège entre des manifestants et les forces de l’ordre, a indiqué la préfecture de police.

« Un hélicoptère de la gendarmerie est engagé pour appuyer les effectifs au sol et détecter des groupes résiduels de casseurs », a ajouté la même source qui avait fait état de la présence de « plus de 500 casseurs » en fin de manifestation. Un camion à eau et des grenades lacrymogènes ont été utilisés en réponse aux jets de projectiles sur les forces de l’ordre.

18h57

« Plus de 500 casseurs » face aux forces de l’ordre à Paris, selon la préfecture

La préfecture de police de Paris a indiqué que « plus de 500 casseurs s’en prennent aux forces de l’ordre » en fin de cortège. « Les forces de l’ordre manœuvrent pour interpeller les fauteurs de troubles et favoriser la dispersion », a fait savoir la préfecture. Les affrontements ont débuté vers 17h30, peu après l’arrivée du cortège à porte de Vincennes.

Epaisse fumée, bruits rapprochés de grenades de désencerclement…. A la porte de Vincennes, l’ambiance est lourde, observe notre journaliste du « Nouvel Obs », Natacha Tatu, recluse dans un MacDonald barricadé, dont les responsables ont éteint les lumières.

Tensions en fin de manifestation à Paris, près du Cours de Vincennes, le 24 octobre 2026
Tensions en fin de manifestation à Paris, près du Cours de Vincennes, le 24 octobre 2026 MARIN DRIGUEZ POUR « LE NOUVEL OBS »
MARIN DRIGUEZ POUR « LE NOUVEL OBS »
MARIN DRIGUEZ POUR « LE NOUVEL OBS »

18h50

Que s’est-il passé entre les forces de l’ordre et les collectifs d’antifas devant le Campo Santo à Orléans ?

Aux alentours de 16 heures, de nombreux groupes antifascistes venus de toute la France ont tenu une assemblée générale devant l’entrée du Campo Santo où se tenait le village antifasciste. L’arrivée soudaine de trois policiers pour contrôler et interpeller vivement un homme grand, mince et entièrement masqué à quelques mètres du camion où les prises de parole se tenaient a très vite crispé toute la foule. Il se libère ensuite grâce à quelques pas rapides entraînant le mouvement d’une petite foule très rapide.

Coincé dans un petit passage, ce petit groupe finit par s’agglutiner et la personne interpellée juste avant, dont on voit désormais la barbe blanche, finit par tomber au sol de l’autre côté d’une barrière. Les policiers le redressent et l’emmènent ensuite vers des renforts arrivés entre-temps. Une bonne vingtaine de CRS fait désormais face aux militants antifascistes, la tension n’est toujours pas redescendue. « Tout le monde déteste la police » est scandé dans la foule qui filme en grande majorité la scène. Les forces de l’ordre finissent par reculer à la plus grande satisfaction des manifestants. « La rue est à qui ? Elle est à nous », finira-t-on par entendre.

Constance Daulon

18h36

Marche d’un groupe d’extrême droite à Nice

A Nice, un groupe d’extrême droite se dirigeait vers le centre de Nice aux alentours de 17h, a rapporté Ici Azur. Les militants, habillés en noir, scandaient des slogans de soutien à la police. Selon « Nice Matin », le groupe s’en est également pris violemment à des manifestants ce qui a nécessité l’intervention des forces de l’ordre.

Le visionnage de ce contenu multimédia est susceptible d'entraîner un dépôt de cookies de la part de l'opérateur de la plate-forme vers laquelle vous serez dirigé(e). Compte-tenu du refus du dépôt de cookies que vous avez exprimé, afin de respecter votre choix, nous avons bloqué la lecture de ce contenu. Si vous souhaitez continuer et lire ce contenu, vous devez nous donner votre accord en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Alerte info 18h09

Entre 410 000 et 800 000 manifestants en France

« Près de 800 000 personnes » se sont mobilisées en France, selon la CGT. Dans la foulée, le ministère de l’Intérieur a annoncé avoir comptabilisé 410 000 personnes mobilisées.

Selon la CGT, 250 000 personnes ont manifesté à Paris. Un peu plus tôt, la préfecture de police annonçait 110 000 personnes dans la capitale.

17h58

Un jeune homme de 20 ans gravement blessé à la main à Toulouse

A Toulouse, un jeune homme de 20 ans, a été « pris en charge par les secours, pour une blessure grave à la main », indique la préfecture de la Haute-Garonne au « Nouvel Obs ». « Les circonstances cette blessure ne sont pas connues à ce stade », précise la préfecture qui a indiqué qu’elle a eu lieu en fin de manifestation dans le secteur des Arènes, « dans un contexte de dispersion d’un attroupement ».

Selon un street medic cité par l’AFP qui a pris en charge le blessé et souhaite rester anonyme, il présentait une « blessure grave à la main droite, avec arrachage de plusieurs doigts », liée à l’explosion d’un engin à proximité.

17h46

Premiers heurts à Paris

Quelques tensions éclatent un peu plus d’une heure après l’arrivée des manifestants Porte de Vincennes à Paris. Les forces de l’ordre font usage de gaz lacrymogènes, un canon à eau est déployé.

Le visionnage de ce contenu multimédia est susceptible d'entraîner un dépôt de cookies de la part de l'opérateur de la plate-forme vers laquelle vous serez dirigé(e). Compte-tenu du refus du dépôt de cookies que vous avez exprimé, afin de respecter votre choix, nous avons bloqué la lecture de ce contenu. Si vous souhaitez continuer et lire ce contenu, vous devez nous donner votre accord en cliquant sur le bouton ci-dessous.

« A ce stade, il s’agit de l’unique point de tensions à Paris », a précisé la préfecture de police de Paris. Selon des journalistes de l’AFP, des manifestants ont lancé des projectiles et ont hué les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des grenades lacrymogènes, au niveau de la porte de Vincennes, lieu de fin de la manifestation.

17h44

Question

Que se passe-t-il pour les sans papiers arrêtés à Orléans ?

Postée par dominique

Réponse de la rédaction

Bonjour Dominique, merci pour votre question.

Partis avec le convoi de la Marche des solidarités avec nous ce matin, les trois bus transportant des collectifs de sans-papiers sont restés bloqués plus de quatre heures au péage d’Orléans-Nord. A 12h30, les gendarmes ne voulaient pas les laisser partir avant d’avoir effectué des contrôles d’identité et des titres de séjour.

Pour rappel, tous les manifestants de ce convoi avaient décidé ce matin à République de ne pas donner leurs papiers en soutien à ces collectifs en cas de contrôle. Ces manifestants ont alors décidé de bloquer le péage quelque temps, des brigades de gendarmes mobiles sont ensuite arrivées « pour imposer des contrôles individuels » et « en menaçant d’imposer des OQTF », selon un manifestant présent.

Deux heures plus tard après le début de la manifestation à Orléans à laquelle ils voulaient assister, ces sans-papiers étaient toujours bloqués par les gendarmes pour « non-présentation de papiers d’identité ». En parallèle, les autres personnes venues également en bus ont décidé de ne plus bouger de la manifestation à Orléans, devant le théâtre de la ville, en chantant « Libérez nos camarades ! ». Elles y sont restées une petite heure jusqu’à ce que la police les déloge. A 14h30, la gendarmerie a proposé aux trois bus de rentrer à Paris sans contrôle. Après une assemblée avec plus de 200 personnes continuant ainsi de bloquer le péage, les manifestants sont repartis vers la capitale un peu avant 16 heures.

Constance Daulon

17h39

Des affrontements entre des policiers et près de 400 personnes à Grenoble

« Près de 400 individus masqués en black bloc commettent des dégradations et attaquent les forces de l’ordre à coups de mortiers et de projectiles » en marge de la manifestation à Grenoble, a indiqué la Préfète de l’Isère dans un message publié sur X.

Le visionnage de ce contenu multimédia est susceptible d'entraîner un dépôt de cookies de la part de l'opérateur de la plate-forme vers laquelle vous serez dirigé(e). Compte-tenu du refus du dépôt de cookies que vous avez exprimé, afin de respecter votre choix, nous avons bloqué la lecture de ce contenu. Si vous souhaitez continuer et lire ce contenu, vous devez nous donner votre accord en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Le quotidien régional « Le Dauphiné Libéré » fait également état d’affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre. Un magasin alimentaire a aussi été pillé.

Le visionnage de ce contenu multimédia est susceptible d'entraîner un dépôt de cookies de la part de l'opérateur de la plate-forme vers laquelle vous serez dirigé(e). Compte-tenu du refus du dépôt de cookies que vous avez exprimé, afin de respecter votre choix, nous avons bloqué la lecture de ce contenu. Si vous souhaitez continuer et lire ce contenu, vous devez nous donner votre accord en cliquant sur le bouton ci-dessous.

17h30

Dans le cortège à Paris, un collectif pour redonner des forces aux manifestants

Diana, à droite, fait partie des « Rat Vitailleuse », un collectif informel. Avec une amie elle a préparé des cakes salés et sucrés, des brownies, deux kilos de crêpes et neuf litres de café pour aider les manifestants à tenir le coup : « Il ne reste plus rien ou presque. »

Diana, du collectif « Les Rat Vitailleuses », dans le cortège parisien, le 24 octobre 2026.
Diana, du collectif « Les Rat Vitailleuses », dans le cortège parisien, le 24 octobre 2026. GEOFFREY BONNEFOY/LE NOUVEL OBS

Geoffrey Bonnefoy

17h15

A Dijon, la peur du RN et la colère contre les violences policières

Manuel, 63 ans, est un jeune retraité du secteur industriel, de Brazey-en-Plaine, à une trentaine de kilomètres de Dijon : « Je suis venu aujourd’hui avant tout parce qu’on a voulu nous l’interdire, et ça je ne le supporte pas. Manifester est un droit constitutionnel, on ne fait de mal à personne. J’ai peur aussi pour mon pouvoir d’achat. Mais ce qui m’indigne le plus, ce sont les charges des forces de l’ordre qui se sont multipliées ces derniers temps. Elles devraient servir notre sécurité. Au lieu de ça elles matraquent nos jeunes qui fort heureusement se préoccupent de leur avenir. Tout se dégrade, les moyens de l’éducation ne sont plus ceux de mon temps, et je me demande si les études supérieures qu’ont pu faire mes filles seraient toujours possibles aujourd’hui. »

Marianne, 45 ans, costumière dijonnaise, est, elle, venue avec ses deux filles. C’est sa première manifestation depuis le début du mouvement. « Tout va très mal. Mon aînée, en seconde, est très inquiète pour son avenir, à cause de Parcoursup notamment. J’ai aussi très peur de la montée du RN. Mes filles sont métisse. Mon aînée a récemment été victime d’insultes racistes. Ce qu’il s’est passé hier dans les Yvelines m’a glacée. Comment ne pas s’indigner ? Le fait que ce rassemblement soit illégal ne m’a pas freinée du tout. On a tout à fait notre place ici. Sinon on fait quoi ? On laisse la place au discours raciste décomplexé ? »

Une pancarte lors de la manifestation du 24 octobre 2026 à Dijon
Une pancarte lors de la manifestation du 24 octobre 2026 à Dijon CELINE RASTELLO POUR « LE NOUVEL OBS »

Céline Rastello

17h12

La police lace des gaz lacrymogènes à Marseille, Montpellier et Avignon

A Marseille, la police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants sur le boulevard des Dames, d’après le quotidien local « La Provence ». Un incendie a été éteint par les pompiers en marge du cortège, selon BFM-TV.

A Montpellier, les CRS dispersent également les manifestants avec des gaz lacrymogènes sur la place de la Comédie. À Avignon, la foule est également dispersée à proximité de la préfecture.

Le visionnage de ce contenu multimédia est susceptible d'entraîner un dépôt de cookies de la part de l'opérateur de la plate-forme vers laquelle vous serez dirigé(e). Compte-tenu du refus du dépôt de cookies que vous avez exprimé, afin de respecter votre choix, nous avons bloqué la lecture de ce contenu. Si vous souhaitez continuer et lire ce contenu, vous devez nous donner votre accord en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Alerte info 17h11

Les premiers chiffres de participation à Paris

Selon la préfecture de police de Paris, la manifestation organisée ce samedi a rassemblé 110 000 personnes dans le cortège. Les chiffres des organisateurs ne sont pas encore connus.

17h06

Des tensions à Bordeaux

Des premiers heurts ont éclaté à Bordeaux en haut du cours de l’Intendance, rapporte Ici Gironde. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes après avoir été visées par des jets de projectiles.

Le visionnage de ce contenu multimédia est susceptible d'entraîner un dépôt de cookies de la part de l'opérateur de la plate-forme vers laquelle vous serez dirigé(e). Compte-tenu du refus du dépôt de cookies que vous avez exprimé, afin de respecter votre choix, nous avons bloqué la lecture de ce contenu. Si vous souhaitez continuer et lire ce contenu, vous devez nous donner votre accord en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Sur le réseau social X, la Préfète de la Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde a indiqué que « des groupes hostiles s’en prennent aux forces de l’ordre, jettent des projectiles et constituent des barricades sur la place de la Bourse ».

Le visionnage de ce contenu multimédia est susceptible d'entraîner un dépôt de cookies de la part de l'opérateur de la plate-forme vers laquelle vous serez dirigé(e). Compte-tenu du refus du dépôt de cookies que vous avez exprimé, afin de respecter votre choix, nous avons bloqué la lecture de ce contenu. Si vous souhaitez continuer et lire ce contenu, vous devez nous donner votre accord en cliquant sur le bouton ci-dessous.

17h01

A Paris, 778 gardes à vue après les événements du 17 octobre

Une semaine après les manifestations du 17 octobre, le parquet de Paris dresse le bilan des infractions constatées. Au total, 778 gardes à vue ont été dénombrées − 80 % concernant des majeurs. Parmi ces gardés à vue, 63 % ont été déférés. « Pour les majeurs comme pour les mineurs, 20 % des affaires ont donné lieu à un classement sans suites notamment en raison du caractère insuffisamment caractérisé de l’infraction », précise le parquet de Paris.

Ce samedi, les manifestations sont majoritairement plus calmes. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez comptabilisait 135 interpellations dans toute la France à la mi-journée.

16h41

En Europe, des tensions lors de manifestations en Italie et en Albanie

Les forces de sécurité ont été déployées en Italie, tandis que la police mène une vaste opération de répression à la suite des violents affrontements survenus le week-end dernier. Des hélicoptères survolaient samedi la Piazza del Duomo au centre de Milan (nord). Des soldats en treillis circulaient par groupes, cinq véhicules militaires et un canon à eau étant garés à proximité.

En Albanie, plusieurs milliers de manifestants, jeunes femmes en tête, se sont rassemblés à Tirana pour dénoncer les mauvaises conditions d’études et la corruption. Masques chirurgicaux sur le visage, ils scandaient des slogans appelant à la démission du Premier ministre Edi Rama.

16h36

Un important dispositif policier Porte de Vincennes à Paris

Avec l’arrivée des manifestants à la Porte de Vincennes à Paris, les forces de l’ordre ont installé des barrages filtrants sur le Cours de Vincennes pour empêcher les manifestants de remonter en direction de la place de la Nation et les invitent à prendre le métro pour se disperser. Devant le cordon de police, un groupe de manifestants très hétérogène : des familles sans enfants, des étudiants, des lycéens, quelques jeunes masqués et cagoulés. Certains crient : « ACAB ! » et « Tout le monde déteste la police ! »

Les policiers ont fermé l’accès au Cours de Vincennes à Paris, le 24 octobre 2026.
Les policiers ont fermé l’accès au Cours de Vincennes à Paris, le 24 octobre 2026. GEOFFREY BONNEFOY/LE NOUVEL OBS

16h26

Les manifestants arrivent Porte de Vincennes à Paris