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Manifestations du 17 octobre : comment vont être indemnisés les commerçants touchés par les dégradations ?

Pour de nombreux commerçants concernés par les pillages du 17 octobre, une question se pose : qui va payer ? Marchandises volées, boutiques saccagées, journées sans recettes… Les premières expertises ont commencé pour évaluer les dégâts et faire jouer les assurances. Mais dans quels délais seront-ils indemnisés ? Pour les salariés privés de travail, Sébastien Lecornu a annoncé une prise en charge du chômage partiel à 100%, dès mardi.

Publié le 19/10/2026 21:31

Mis à jour le 19/10/2026 21:31

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Article rédigé par France 2 - M. Bouvier, P. Forgue, M. Justet, O. Palomino, L. Le Moigne, M. Dusaulcy, C. Ricco. Édité par l'agence 6Medias

France Télévisions

Pour de nombreux commerçants concernés par les pillages du 17 octobre, une question se pose : qui va payer ? Marchandises volées, boutiques saccagées, journées sans recettes… Les premières expertises ont commencé pour évaluer les dégâts et faire jouer les assurances. Mais dans quels délais seront-ils indemnisés ? Pour les salariés privés de travail, Sébastien Lecornu a annoncé une prise en charge du chômage partiel à 100%, dès mardi.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Malgré un triple vitrage, la devanture d'une boutique de vin parisienne n'a pas résisté. "Il finit de casser, il tire sur la vitre pour la déchausser, d'ailleurs, ça fait bouger le store, parce que la vitre touche le store et là, ça y est, c'est ouvert, il rentre. Celui qui s'enfuit, il a la caisse", nous montre sur une vidéo Vincent Borne, caviste du Petit Bleu (Paris). En à peine dix minutes, les casseurs pénètrent à l'intérieur et saccagent son magasin. "Moi, j'ai chiffré à 500 bouteilles et 25 000 euros, mais c'est peut-être beaucoup trop ou pas assez, j'en sais rien. Après, on va dresser un inventaire, effectivement, de tout ce qui nous manque", précise le gérant.

Vincent Borne est arrivé 30 minutes plus tard et a eu le réflexe de prendre des photos, déjà envoyées à ses assureurs. Pour certains, les démarches ont commencé dès ce lundi 19 octobre. Devant une bijouterie, les experts sont sur place. La commerçante ne souhaite pas s'exprimer. Après une heure d'expertise difficile pour elle, impossible encore d'estimer l'étendue des dégâts. Et le contrat ne couvrira pas l'intégralité des pertes : "Toutes les vitrines sont cassées et tout le stock a disparu, on n'a plus de bijoux à vendre, il n'y a plus aucun bijou dans ce magasin. Il y a une partie de son stock qui ne sera pas garantie. Tout n'est pas pris en charge. Parce que quand on s'assure auprès d'un assureur, on s'assure jusqu'à un certain niveau de garantie", indique Caroline Kress, experte en assurance - Assurance Generali.

Au moins 3 000 commerces ont été pillés et la facture pourrait s'élever à plusieurs centaines de millions d'euros. Aujourd'hui, la fédération des assureurs s'engage à accélérer les indemnisations le plus rapidement possible et à faciliter le versement d'acomptes. Certains commerces devront rester fermés plusieurs jours, une perte d'exploitation pas toujours couverte par les assurances.

Dans une supérette, le gérant estime les dégâts à 100 000 euros et deux semaines de fermeture. Ce soir, le gouvernement assure qu'il prendra en charge à 100% le chômage partiel de ses salariés. "L'activité partielle consiste à aider un chef d'entreprise à payer 60% du salaire pour la personne qui ne travaille pas, parce qu'elle ne peut pas travailler si l'entreprise est cassée. Ça ne coûtera rien au chef d'entreprise", explique Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail et des Solidarités.

Le gouvernement promet aussi la mise en place d'un fonds de solidarité auprès des commerçants les plus touchés.

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