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Manifestations anti-Israël : un juge rejette la plainte de Trump contre Harvard

La Croix (avec AFP) Modifié le 13 août 2026 à 19h20 Lecture : 1 min ...

La Croix (avec AFP)

Modifié le 13 août 2026 à 19h20

Lecture : 1 min

Des étudiants dans des tentes occupent le campus de Harvard pour réclamer que l’établissement se désengage d’Israël, à Cambridge (Massachusetts, États-Unis), le 26 avril 2024.

Des étudiants dans des tentes occupent le campus de Harvard pour réclamer que l’établissement se désengage d’Israël, à Cambridge (Massachusetts, États-Unis), le 26 avril 2024.

CJ GUNTHER / EPA/MAXPPP

Un juge fédéral a rejeté jeudi 13 août la plainte de l’administration Trump contre Harvard, accusée de tolérer l’antisémitisme lors de manifestations pro-palestiniennes.

Un juge fédéral américain a rejeté jeudi 13 août une plainte de l’administration Trump contre l’université de Harvard, accusée d’avoir toléré des comportements antisémites lors de manifestations pro-palestiniennes sur son campus après le 7 octobre 2023.

Le juge de Boston Richard Stearns a estimé que le gouvernement n’était pas parvenu à prouver que Harvard avait violé une disposition de la loi sur les droits civiques qui interdit la discrimination fondée sur la race, la nationalité et d’autres critères.

Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump a lancé une offensive contre les grandes universités américaines, qu’il accuse de laisser le champ libre aux mouvements de soutien aux Palestiniens face à l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, qu’il assimile à des manifestations antisémites. Plus généralement, il reproche à ces universités d’être des foyers de contestation progressiste.

Gel des financements

Dans sa plainte déposée en mars, l’administration Trump reprochait à Harvard d’avoir laissé se développer sur son campus « un climat propice aux comportements antisémites et anti-israéliens », accusation rejetée par l’université qui dénonçait une action de « représailles » à son encontre.

« Les enseignants et la direction de Harvard ont fermé les yeux sur l’antisémitisme et la discrimination envers les Juifs et les Israéliens », affirmait le ministère américain de la justice, ajoutant : « Harvard a laissé des manifestants anti-Israël occuper ses bibliothèques. Harvard a laissé perdurer un campement anti-israélien pendant vingt jours en violation de la politique de l’université ».

Accédant à la demande de Harvard de rejeter cette action en justice, le juge a estimé que les incidents invoqués par l’administration Trump étaient « trop isolés et sporadiques » pour prouver une violation de la loi sur les droits civiques.

L’administration Trump a parallèlement entrepris de geler des milliards de dollars de financements destinés à la plus ancienne université des États-Unis, toujours en l’accusant de tolérer l’antisémitisme et de favoriser des positions libérales. En septembre dernier, un juge fédéral avait annulé cette mesure et ordonné la restitution des fonds.