Malgré une jambe dans le plâtre, le père de famille conduit debout sur sa moto : déjà condamné 23 fois, il affirme au tribunal que c’était “un appel à l’aide”
Un père de famille, déjà condamné 23 fois, a été jugé en comparution immédiate après un refus d'obtempérer le 5 septembre dernier. Circulant debout en motocross, il a échappé aux gendarmes en s'enfuyant à travers champs avant d'être interpellé quelques jours plus tard.
l'essentiel Un père de famille, déjà condamné 23 fois, a été jugé en comparution immédiate après un refus d'obtempérer le 5 septembre dernier. Circulant debout en motocross, il a échappé aux gendarmes en s'enfuyant à travers champs avant d'être interpellé quelques jours plus tard.
"C'est un appel à l’aide ! J'ai des idées noires"... Après un refus d'obtempérer, le 5 septembre dernier à Corbelin (Isère), un père de famille, déjà condamné 23 fois, était jugé en comparution immédiate. Ce soir-là, les gendarmes effectuaient un banal contrôle routier lorsqu'ils ont entendu le bruit d'une motocross. À son guidon, un homme qui roulait alors sans équipement de protection en se tenant debout sur la machine, malgré une jambe dans le plâtre.
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Les gendarmes ont tenté de l’intercepter, mais l'individu a refusé d'obtempérer en accélérant et multipliant les prises de risques avant de quitter la route pour s'engager dans les champs. Les militaires ont arrêté la poursuite pour éviter de mettre des personnes en danger, mais la scène a été filmée et la plaque d’immatriculation relevée.
"Je devais avoir une bonne étoile ce jour-là"
Rapidement identifié, le suspect a été convoqué par les gendarmes mais n'a jamais donné suite. Il est alors interpellé quelques jours plus tard, et placé en garde à vue avant d'être jugé.
"C'est un appel à l’aide ! Je reconnais les faits, j'ai beaucoup connu les tribunaux mais j’ai des idées noires", a-t-il lâché, comme l'ont rapporté nos confrères du Dauphiné Libéré. Déjà condamné à 23 reprises, il a reconnu les faits en évoquant une période difficile de sa vie : il aurait voulu se faire percuter par un poids lourd pour mettre fin à ses jours.
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Face à la cour, le trentenaire, qui se déplaçait tour à tour en fauteuil roulant ou à l'aide de béquilles, a expliqué avoir déjà fait une tentative de suicide le 6 juillet dernier. En cause : le décès de son frère et la séparation avec la mère de ses enfants. "Je me suis loupé, je devais avoir une bonne étoile ce jour-là. Et aujourd'hui, je suis là, grâce aux gendarmes".
Pourtant, des éléments ont mis la puce à l'oreille des magistrats. Deux jours après le refus d'obtempérer, il revendait la motocross. Puis lors de sa garde à vue, les forces de l'ordre ont trouvé un téléphone dissimulé dans son fauteuil roulant ainsi qu'un briquet dans sa cellule.
Le trentenaire a été condamné à 18 mois de prison, dont 12 mois assortis d’un sursis probatoire. Il exécutera sa peine sous bracelet électronique et devra payer plusieurs amendes.