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Malgré l’ouverture du score, l’OL craque sur la pelouse du Sparta Prague et compromet ses chances de se qualifier pour la Ligue des champions

À Prague, l'Olympique Lyonnais s'est incliné face au Sparta lors du match aller du 3e tour préliminaire de la Ligue des champions (1-2), ce mardi. Les Gones, qui avaient pourtant viré en tête contre le cours du jeu, ont tout perdu en six minutes, entre un penalty manqué de Corentin Tolisso et deux buts tchèques.

Lyon partira mardi prochain avec un handicap d'un but au Groupama Stadium. Il a obtenu un mauvais résultat (1-2) ce mardi soir à Prague face au Sparta, au match aller du 3e tour préliminaire de la Ligue des champions. Cette défaite va un peu glacer la planète OL. Mais le tribut payé en République tchèque est faible au regard des difficultés technico-tactiques et du faible potentiel lyonnais du moment, handicapé par sa grande fébrilité.

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Rarement l'Olympique Lyonnais avait été aussi mal en point en Coupe d'Europe, dominé dans presque tous les compartiments du jeu par une équipe du Sparta Prague oppressante, rapide sur les ailes, intense sur le plan athlétique mais terriblement maladroite dans le dernier geste. Et quand les Tchèques parvenaient à transformer une occasion nette (19e), le but de l'avant-centre Jonatan Braut Brunes, cousin d'Erling Haaland, était refusé par le VAR pour un hors-jeu de son passeur côté droit.

En manque de justesse technique, insuffisants dans les relances, les Rhodaniens subissaient les mouvements adverses, recroquevillés sur eux-mêmes dans une défense à trois à plat non maîtrisée où Tanner Tessmann venait apporter son soutien dans l'axe. En première période, Ainsley Maitland-Niles prenait les vagues de Josimar Alcocer sur le flanc droit, Abner perdait, sur une glissade dans sa surface, un ballon mal négocié par l'ancien lyonnais Adam Karabec (25e). John Mercado, enfin, ne cadrait pas sa reprise seul face au but (43e).

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L'OL filait vers la mi-temps avec une ligne défensive qui coulissait à l'envers, mais aussi avec la chance d'avoir préservé son but inviolé. Il ne s'était procuré que peu d'occasions avant qu'Abner n'entame un débordement collé à la touche droite, suivi d'un centre spontané pour Corentin Tolisso devant la surface. Le contrôle du capitaine était poussé par le latéral tchèque Martin Sumochel du genou droit dans ses propres buts (0-1, 45e).

Le tournant après l'heure de jeu

Ce scénario semblait avoir redonné de la confiance aux Gones, positionnés plus haut, mieux alignés. En témoigne une vraie action collective qui débouchait sur une grosse occasion au profit de Tolisso, dont la reprise spontanée au deuxième poteau était détournée en corner par le gardien Jakub Surovcik (52e). Le Sparta payait momentanément ses efforts de la première période. Puis la douleur d'un nouveau but inscrit par Alcocer annulé pour son propre hors-jeu en début d'action (57e).

Pour autant, au plus fort de son regain collectif, l'OL jouait encore avec le feu devant son but. Dominik Greif sortait un arrêt monstrueux pour repousser une tête puissante d'Asger Sorensen à la reprise d'un corner (62e). Mais ne pouvait détourner un tir coup de pied gauche du capitaine Matej Rynes (1-1, 63e). Deux minutes plus tard, un circuit, enfin à une touche de balle, permettait à Loïs Openda d'obtenir un penalty pour une faute d'Adam Sevinsky (65e). Sauf que Tolisso envoyait sa frappe en force au-dessus (66e) de la transversale.

Le marquage aura encore trahi les Rhodaniens ce soir, absent au deuxième poteau, là où Ouadraogo aurait dû se situer, et où Mercado venait tranquillement croiser sa tête hors de portée du gardien de Lyon (2-1, 69e). Avec les entrées de Malick Fofana et d'Ernest Nuamah (75e), Paulo Fonseca orientait son onze vers un 4-3-3. Les ailiers ont apporté de la vitesse et de l'envie. Insuffisant pour permettre à l'OL d'y croire raisonnablement.