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Malgré l’annonce du refus d’accueillir les dauphins de Marineland à Beauval, le ministère espère toujours « une solution pérenne »

Après l’annonce du renoncement au projet de delphinarium au ZooParc de Beauval, le ministère de la Transition écologique a réagi. Il regrette la tournure des événements et que le projet n’ait finalement pas lieu.

Cette décision a été justifiée par le directeur du parc du Loir-et-Cher, Rodolphe Delord par le coût du chantier, désormais estimé à 45 millions d’euros, contre 25 à 30 millions initialement, les recours juridiques engagés à son encontre et l’absence d’engagement du gouvernement.

Mathieu Lefèvre, ministre de la Transition écologique indique regretter ce renoncement, car le projet respectait l’ensemble des standards scientifiques et de bien-être animal les plus exigeants. Il portait l’ambition d’apporter une réponse française, pérenne et responsable, à la situation des cétacés. », Indique le cabinet du Ministre.

Et de préciser que « le ministre réaffirme que le sort des dauphins appelle des solutions exemplaires, effectives et réalistes. Il confirme sa pleine détermination, aux côtés de l’ensemble des acteurs de bonne volonté, pour trouver une solution d’accueil pérenne, conforme au droit français et aux exigences en matière de bien-être animal. »

« Nous avions prévu d’accueillir environ 25 dauphins »

Le renoncement à ce projet, Rodolphe Delord l’explique par des « incertitudes juridiques et financières qui pèsent aujourd’hui sur le projet ne nous permettent pas de le mener dans des conditions acceptables », a déclaré M. Delord à l’AFP, évoquant également « le refus du gouvernement qu’une partie du financement puisse bénéficier d’une garantie de l’État ».

Il y a un an, le projet décrit comme « hors norme » et imaginé « à la demande du gouvernement et de certaines associations », était présenté comme une solution viable pour les dauphins du Marineland d’Antibes, dont le sort est en suspens depuis la fermeture du parc en janvier 2025.

« Nous avions prévu d’accueillir environ 25 dauphins », dont au moins huit des douze cétacés du Marineland d’Antibes et « onze de Planète Sauvage », parc animalier situé près de Nantes, a rappelé Rodolphe Delord auprès de l’AFP.

Dès l’officialisation du projet, une dizaine d’ONG, dont C’est Assez ! et One Voice, s’y étaient opposées, allant jusqu’à déposer plusieurs recours en justice et à organiser des rassemblements, dont le dernier en date le 1er août avait réuni une quarantaine de personnes.