Macron face aux Armées : « La France et l’Europe défendront la liberté, toujours et au prix du sang s’il le faut »
Face à la guerre en Europe, Emmanuel Macron insiste sur la nécessité d’un réarmement collectif et sur le soutien à l’Ukraine, tout en mettant en garde contre le nationalisme lors de son allocution aux Armées à Paris.
Face à la guerre en Europe, Emmanuel Macron insiste sur la nécessité d’un réarmement collectif et sur le soutien à l’Ukraine, tout en mettant en garde contre le nationalisme lors de son allocution aux Armées à Paris.
Ajouter Courrier Picard sur Google

Temps de lecture: 2 min
La France et les Européens sont prêts à défendre « la liberté et le droit », « au prix du sang s’il le faut », a affirmé lundi le président Emmanuel Macron, alors que la guerre est revenue sur le continent depuis 2022.
« L’Europe est en train de devenir une puissance (…) Le message que nous envoyons au monde est le suivant : Oui, la paix est notre but, oui, nous chérissons la liberté et le droit. Et oui, nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre toujours et au prix du sang s’il le faut », a-t-il affirmé dans son traditionnel discours aux Armées à la veille de la fête nationale du 14 juillet, évoquant le « prix du sang payé par nos soldats français, morts pour la France, blessés dans leur chair ou leur âme ».
Dans un contexte de « réveil stratégique » des Européens, « assumant de se défendre et d’agir », le président a fait valoir l’effort de « réarmement » entrepris par la France depuis son arrivée au pouvoir, « avant toutes les turbulences que nous traversons aujourd’hui ».
« Cette guerre insensée que mène la Russie »
« Avant même que le Sahel ne sombre dans le chaos, avant même que le Proche et Moyen-Orient ne s’enflamment, avant même que la guerre n’arrive sur le sol européen, nous avions amorcé notre réarmement avant même le lancement de cette guerre insensée que mène la Russie contre la nation et la terre d’Ukraine », a-t-il insisté.
En 2017, « je vous annonçais que le budget de la défense serait augmenté, que les engagements seraient tenus et que la France et ses armées seraient à la hauteur de leurs devoirs et responsabilités (…) L’engagement a été tenu, les faits sont là et l’histoire jugera », a-t-il plaidé à la veille du dernier défilé militaire de sa présidence.
Le budget des armées françaises aura doublé pendant ses deux mandats et une actualisation de la loi de programmation militaire, adoptée par le Parlement, augmente de 36 milliards d’euros les 400 milliards initialement prévus entre 2024 et 2030.
« Le patriotisme, oui, le nationalisme, jamais »
Emmanuel Macron a également appelé à poursuivre les projets industriels européens en matière de défense et à ne pas céder à « l’absurdité » du « nationalisme » après l’échec du projet d’avion de combat franco-allemand SCAF.
« Malgré l’échec du SCAF que je regrette profondément, nous aurions tort de nous arrêter là », a-t-il lancé.
« Le patriotisme, oui, le nationalisme, jamais. Et au moment où l’Europe se réarme, penser qu’accumuler chacun séparément des capacités est le sens de l’histoire, c’est une absurdité », a-t-il mis en garde.
« Nous devons bâtir en Européens et garder nos spécificités propres, nos modes de décision, nos forces d’intervention, notre crédibilité », a-t-il conclu.
Le président français accueille lundi après-midi un nouveau sommet de la « coalition des volontaires » pour l’Ukraine, en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Lire aussi
« Elle était dans tous ses états » : Veolia facture par erreur un demi-million d’euros à une personne âgée
Sam Neill, légendaire acteur de Jurassic Park, est mort à l’âge de 78 ans