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Lycéens et étudiants appelés ce jeudi à « un acte deux » de la mobilisation, le gouvernement annonce une « plateforme de concertation »

Le mouvement, qui a débuté il y a environ une semaine, a concerné 356 établissements partout en France mercredi, selon le ministère de l’Intérieur. Les lycéens se mobilisent notamment pour réclamer le remplacement des professeurs absents, une augmentation des moyens, une rénovation des établissements et des conditions d’apprentissage “décentes”.

Devant un lycée à Lille, le 30 septembre 2026.

Devant un lycée à Lille, le 30 septembre 2026. CHRISTOPHE FORESTIER/SIPA

Les lycéens qui réclament notamment des remplacements de professeurs et davantage de moyens, espèrent jouer jeudi 1ᵉʳ octobre l’« acte deux » de leur contestation, émaillée de violences, avec les étudiants qui devraient se joindre à eux.

Le mouvement, qui a débuté il y a environ une semaine, a concerné 356 établissements partout en France mercredi, contre 338 mardi, selon le ministère de l’Intérieur.

Trois enquêtes de l’IGPN

Pour la seule journée de mercredi, 625 personnes ont été interpellées et 83 policiers et gendarmes blessés. Depuis le début des blocus, 119 élèves et personnels ont été blessés, selon le bilan communiqué mercredi par Édouard Geffray.

L’IGPN, la « police des polices », a été saisie de trois enquêtes après que des lycéens ont été blessés lors de blocages d’établissements, a indiqué le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, selon qui les forces de l’ordre sont intervenues « avec beaucoup de proportionnalité ».

Ces investigations concernent des faits qui se sont déroulés à Sevran (Seine-Saint-Denis), Saint-Ouen-L’Aumône (Val-d’Oise) et Tours, où un jeune homme a été blessé à la tête mercredi et a été hospitalisé. Selon le procureur, ses lésions sont « compatibles » avec un tir de LBD.

Mercredi, dans plusieurs villes, les préfectures et collectivités ont rapporté des feux de poubelles, des tirs de mortiers ou des barricades, et des interpellations en lien avec la mobilisation.

« Acte deux »

Le président de l’USL, Ryad Rani, a appelé mercredi lors d’une conférence de presse commune à Paris avec l’Union étudiante, à un « acte deux » faisant valoir des revendications communes. Avec la secrétaire générale du deuxième syndicat étudiant, Eloïse Lefebvre-Milon, ils appellent « toutes les organisations syndicales, associatives et politiques à (les) rejoindre dans la mobilisation » jeudi et mardi 6 octobre, et réclament un « financement massif des lycées et des universités ».

L’Unef, troisième organisation étudiante, appelle aussi les étudiants « à descendre dans les rues partout en France » contre la « suppression massive de places dans les facs » et le gel des APL notamment.

Le gouvernement a tenté mercredi de mettre fin à la propagation du mouvement en annonçant l’ouverture d’une « plateforme de concertation » à laquelle « tous les lycéens pourront contribuer ». Ils pourront y déposer leurs revendications et leurs inquiétudes de manière territorialisée.

Une « restitution nationale » sera organisée pour « apporter des réponses structurées », a promis le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.

Par  Service Actu