Lutte contre les assuétudes: La ville de Mons poursuit sa collaboration avec l’asbl Parenthèses, qui fait face à une demande croissante d’aide
C'est un travail primordial, souvent mené dans l'ombre, que la ville de Mons entend poursuivre. Cette dernière vient en effet de renouveler sa convention avec l'ASBL Parenthèse, qui intervient depuis près de 30...
C'est un travail primordial, souvent mené dans l'ombre, que la ville de Mons entend poursuivre. Cette dernière vient en effet de renouveler sa convention avec l'ASBL Parenthèse, qui intervient depuis près de 30 ans auprès des personnes dépendantes aux drogues illicites ou aux médicaments. Une enveloppe de 107 000 euros est consacrée à ce partenariat dans le cadre du Plan stratégique de Sécurité et de Prévention.
Au fil des années, Parenthèse a développé une prise en charge globale, à la fois médicale, psychologique, sociale et thérapeutique. Une approche qui vise notamment à permettre aux personnes les plus fragilisées de renouer avec les soins, mais surtout de maintenir ce lien dans la durée. Un travail qui prend tout son sens face à des situations où les difficultés se cumulent : précarité, absence de logement, problèmes de santé physique ou mentale, isolement social et consommation. Mais les bénéficiaires de Parenthèse ne se limitent pas aux personnes sans-abri ou en grande marginalité.
Les chiffres de l'ASBL témoignent au contraire d'une demande qui touche des profils variés et qui progresse. En 2025, Parenthèse a enregistré 337 nouvelles demandes, contre 247 en 2024, soit 90 demandes supplémentaires en un an. Sur l'ensemble de l'année, plus de 7 300 forfaits de prise en charge ont par ailleurs été enregistrés. Les profils évoluent également, avec notamment une augmentation des jeunes adultes et des 15-18 ans. La cocaïne occupe aujourd'hui une place particulièrement importante parmi les consommations rencontrées.
Créer le lien, puis le maintenir
À Mons, Parenthèse s'inscrit dans un dispositif plus large, aux côtés notamment du service communal Synapse. Les deux structures interviennent à des niveaux différents mais complémentaires. Synapse travaille dans une logique de réduction des risques et va directement à la rencontre des personnes les plus éloignées des structures classiques de soins. Son accueil est à très bas seuil et ses équipes effectuent également des maraudes dans les rues, les squats et les lieux de vie.
Mons se dote d'un nouveau dispositif pour lutter contre la criminalité organisée : 353 établissements feront l'objet d'une attention particulièreL'objectif est d'abord de créer ou de maintenir le lien, d'identifier les besoins et, progressivement, d'orienter la personne vers les dispositifs adaptés. Parenthèse peut ensuite prendre le relais pour inscrire cette personne dans un suivi médical, psychologique et thérapeutique plus structuré. "Derrière les questions d'assuétudes, nous rencontrons souvent des situations humaines extrêmement difficiles. C'est particulièrement visible chez certaines personnes sans-abri qui cumulent précarité, problèmes de santé, santé mentale et consommation. Notre responsabilité est de ne pas laisser ces personnes sortir des radars, de maintenir le lien et de construire des passerelles vers les soins", souligne la Ville.
Cette complémentarité est également présentée comme un moyen de prévenir l'aggravation de certaines situations et de réduire les risques et les nuisances dans les quartiers. "Mais il ne faut surtout pas réduire Parenthèse au sans-abrisme. 337 nouvelles demandes en une année montrent à quel point les besoins sont importants et concernent des profils très différents", poursuit la Ville.
Avec le renouvellement de la convention, la Ville entend donc poursuivre le travail déjà engagé, via prise en charge individualisée, continuité des soins, prévention et détection précoce. Le dispositif repose sur la collaboration entre les différents acteurs locaux afin de maintenir autant que possible les personnes concernées dans un parcours de soins.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.