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Lucas Chevalier a pris une grande décision - Sport.fr

Numéro deux. Le mot a de quoi piquer, surtout pour un gardien qui rêvait de bien plus en posant ses valises dans la capitale. Lucas Chevalier, pourtant, ne l'entend pas de cette oreille. Rétrogradé la saison dernière au profit de Matvey Safonov, l'ancien portier lillois aurait pu claquer la porte.…

Numéro deux. Le mot a de quoi piquer, surtout pour un gardien qui rêvait de bien plus en posant ses valises dans la capitale. Lucas Chevalier, pourtant, ne l’entend pas de cette oreille.

Rétrogradé la saison dernière au profit de Matvey Safonov, l’ancien portier lillois aurait pu claquer la porte. Beaucoup l’imaginaient déjà en quête d’un point de chute, histoire de retrouver du temps de jeu et une place de titulaire avant les grandes échéances. Il a tranché dans l’autre sens.

Selon nos informations, l’international français a fait connaître sa position à ses dirigeants avant même le coup d’envoi de la Coupe du monde : il veut rester. Rester, se battre, grappiller sa place. Un choix assumé — ou plutôt courageux, tant il va à rebours de ce que dicte d’ordinaire une carrière de gardien à cet âge.

« On était très contents de l’entendre »

Du côté du club, on n’a pas caché sa satisfaction. « Il nous a dit avant la Coupe du monde qu’il voulait rester, a confié une source parisienne à L’Équipe. Et on était très contents de l’entendre. » Une main tendue, en somme. Mais le vestiaire connaît la musique : à Paris, rien n’est jamais gravé dans le marbre.

Car la même source glisse aussitôt une nuance qui en dit long. « On verra si ce sera toujours le cas. Dans un mercato, tout est possible… » Traduction : la porte n’est ni fermée à double tour, ni grande ouverte. Elle reste entrouverte, au gré des offres et des besoins.

Un statut à reconquérir, minute après minute

Le contexte, il faut le rappeler, n’a rien d’un long fleuve tranquille. Safonov s’est installé, a gagné la confiance du staff, et occupe désormais la cage parisienne avec l’assurance d’un homme en place. Chevalier, lui, devra ronger son frein sur le banc — et transformer chaque entraînement en argument.

C’est là que le pari devient intéressant. Rester dans l’ombre pour mieux rejaillir, voilà un scénario qui a déjà réussi à d’autres. Le risque, évidemment, c’est de voir les mois filer sans jamais fouler la pelouse en compétition. Un équilibre fragile. Presque un jeu d’équilibriste.

En voilà une nouvelle qui va faire jaser du côté du Camp des Loges. Un gardien qui accepte le rôle de doublure sans broncher, ça ne court pas les rues dans le football moderne, où chaque saison compte double.

Le feuilleton n’est pas clos

Reste que la direction parisienne, malgré la décision de son gardien, n’exclut aucune piste. Le mercato estival réserve toujours son lot de rebondissements, et un départ — d’un côté comme de l’autre — n’est jamais à écarter totalement. Le dossier semblait bouclé ; il ne l’est peut-être qu’à moitié.

Chevalier a fait son choix. À Paris, désormais, de lui offrir les moyens de le tenir. Le reste s’écrira sur le terrain, et dans les dernières heures d’un marché des transferts qui, comme toujours, promet son lot de surprises.