Lourdes, 52 ans et mère de 11 enfants : “Les plus grandes économies à la maison sont venues lorsque j’ai commencé à noter les plats que je cuisine bien”
À 52 ans, Lourdes Álvarez nourrit ses 11 enfants sans faire exploser le caddie. Son menu de la semaine pour économiser repose sur une habitude presque trop simple. Les fins de mois compliquées commencent souven...
À 52 ans, Lourdes Álvarez nourrit ses 11 enfants sans faire exploser le caddie. Son menu de la semaine pour économiser repose sur une habitude presque trop simple.
Les fins de mois compliquées commencent souvent par un détail très concret : le caddie qui coûte de plus en plus cher. Entre l’essence, l’électricité et les produits de base, beaucoup se promettent de mieux s’organiser en cuisine. Une mère espagnole, Lourdes Álvarez, 52 ans, mère de onze enfants, y est parvenue avec une méthode désarmante de simplicité. Elle l’explique ainsi : « Les plus grandes économies à la maison sont venues lorsque j’ai commencé à noter les plats que je cuisine bien ».
Son idée tient en deux gestes : faire un répertoire de recettes et bâtir un menu de la semaine pour économiser. Pas besoin d’applis compliquées ni de recettes sophistiquées, seulement un carnet, un calendrier et un peu de constance. Pour une famille de treize personnes, l’impact sur le budget est énorme ; pour un foyer de deux, trois ou quatre, le gain peut déjà se sentir dès le mois suivant.
Menu de la semaine pour économiser : l’astuce de cette mère de 11 enfants
Un panier alimentaire de base coûte autour de 110 € par semaine et par foyer, estime l’OCU en Espagne pour 2025. Dans ce contexte d’inflation, nourrir treize personnes pourrait devenir ingérable sans organisation. Lourdes Álvarez a décidé de reprendre la main en listant tous les plats qu’elle maîtrise : tortillas, soupes, gratins, plats de pâtes, ragoûts. Cette liste devient sa base de travail, loin de l’improvisation du soir devant le frigo.
À partir de ce répertoire, elle remplit un calendrier avec les déjeuners et dîners de la semaine. « La première chose à faire, c’est de noter tout ce que l’on sait faire. Noter tous les plats que l’on réussit bien, puis les reporter sur un calendrier : déjeuners et dîners », détaille-t-elle. Elle affirme qu’avec cette planification, « on économise beaucoup de temps et d’argent ». Les courses suivent la liste, le gaspillage alimentaire recule et les achats d’appoint se raréfient.
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Transformer son répertoire de recettes en planning de repas
Transposé à un foyer plus petit, le principe reste le même. On commence par écrire une vingtaine de plats « qui marchent » : ceux que l’on réussit à coup sûr, que tout le monde aime, réalisables avec des ingrédients pivots simples (œufs, riz, pâtes, légumes de saison, poulet, légumineuses). À côté de chaque recette, on peut noter le temps de préparation et le coût approximatif, histoire de repérer d’un coup d’œil les repas des soirs pressés ou des fins de mois.
Vient ensuite la planification des repas sur un calendrier, midi et soir si besoin. L’idée est de répartir les familles de plats sur la semaine, de caler un repas de restes, un dîner très simple et éventuellement une soirée « joker » type pizza. La liste de courses se construit à partir de ce planning, rayon par rayon. En décidant « à froid », on limite les décisions de dernière minute, les envies impulsives et ces petits passages au supermarché qui font exploser le budget.
Moins de charge mentale, plus de sérénité dans la cuisine
Au-delà de l’argent, Lourdes Álvarez insiste sur la tête qui se vide enfin des éternelles questions « on mange quoi ce soir ? ». Elle rappelle qu’avec onze enfants de 8 à 33 ans, les besoins changent sans cesse : « On gère la charge mentale en tenant compte du fait que chaque âge a ses particularités. Prenez du temps pour votre couple ; les enfants ne peuvent pas être le centre de tout ». Le calendrier de menus lui sert aussi de support pour déléguer certaines tâches.
Cette mère de famille nombreuse défend une organisation au service du bien-être, pas l’inverse. « Prenez soin de vous pour pouvoir aimer les autres, et ne soyez pas si consciencieuse, car c’est ça être une bonne mère », affirme-t-elle. Sa méthode de planification des repas montre qu’un simple répertoire de plats réussis peut alléger le budget comme la charge mentale, tout en laissant de la place pour soi dans des journées déjà bien remplies.