Loi d’urgence agricole : après une soirée mouvementée, le député Jean-René Cazeneuve pour, David Taupiac s’abstient
La loi d'urgence agricole a été adoptée lundi soir par l'Assemblée nationale. Alors que le député de la 1re circonscrition Jean-René Cazeneuve a voté pour, le député de la deuxième circonscription du Gers, David Taupiac, a choisi de s'abstenir. Deux positions différentes sur un texte marqué par la question sensible des pesticides néonicotinoïdes.
l'essentiel La loi d'urgence agricole a été adoptée lundi soir par l'Assemblée nationale. Alors que le député de la 1re circonscrition Jean-René Cazeneuve a voté pour, le député de la deuxième circonscription du Gers, David Taupiac, a choisi de s'abstenir. Deux positions différentes sur un texte marqué par la question sensible des pesticides néonicotinoïdes.
La loi d'urgence agricole a été adoptée dans la douleur, lundi tard dans la soirée, par les députés de l'Assemblée nationale. Alors que beaucoup redoutaient son rejet, notamment en raison de l'autorisation dérogatoire de deux pesticides néonicotinoïdes, l'acétamipride et le flupyradifurone, interdits en France mais autorisés au niveau européen, le texte a finalement été largement adopté, avec 296 voix pour, 224 contre et 21 abstentions.
Cette réintroduction de ces pesticides avait déjà été permise par la loi Duplomb, votée le 8 juillet 2025, avant d'être censurée par le Conseil constitutionnel. Plus de deux millions de citoyens avaient d'ailleurs exprimé leur vif rejet de cette mesure en signant une pétition sur le site de l'Assemblée nationale. Beaucoup voyaient ainsi dans cet article de la loi d'urgence agricole une "loi Duplomb 2".
En attendant le vote du Sénat
Concernant le vote du 20 juillet, dans le Gers, le député de la première circonscription, Jean-René Cazeneuve, rapporteur du texte, a voté pour, aux côtés de 51 membres de son groupe, Ensemble pour la République, ainsi que des députés du Rassemblement national et des Républicains. Quelques heures avant le scrutin, il défendait un texte de "compromis" et fustigeait "la désinformation sur la question des néonicotinoïdes".
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"C'est l'Anses, agence scientifique indépendante, qui se prononcera au cas par cas et pour une durée limitée dans le temps. On n'imagine pas des parlementaires décider quels médicaments sont autorisés, ce n'est pas leur métier. Là, c'est pareil : on écoute l'Anses", insistait-il.
De son côté, le député de la deuxième circonscription du Gers, David Taupiac, qui avait voté en faveur de la loi "visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur", dite loi Duplomb, a choisi de s'abstenir lors du vote du 20 juillet sur la loi d'urgence agricole. Contacté quelques heures avant le scrutin, il ne cachait pas son indécision et attendait les ultimes discussions pour arrêter sa position. Des discussions qui, visiblement, n'ont emporté sa décision ni d'un côté ni de l'autre.
Place désormais au vote du Sénat, ce mardi 21 juillet. C'est la chambre haute avait d'ailleurs amendé le texte afin d'y ajouter la possibilité d'une réintroduction dérogatoire des pesticides interdits.