Lisa Vaelen, la meilleure chance de la Belgique aux Mondiaux de gymnastique à Rotterdam : “Beaucoup de travail pour un simple demi-tour”
À 22 ans, l'Anversoise est une valeur sûre de l'équipe nationale belge. Après sa 4e place de l'an dernier, elle a rehaussé le niveau de son second saut pour viser le podium. Un choix gagnant ?
Lisa Vaelen, quatrième au saut, et Glen Cuyle, septième aux anneaux, avaient été les gymnastes belges les plus en vue, l'an dernier, aux championnats du monde de Jakarta où ils avaient été les seuls à atteindre une finale.
À Rotterdam, où se déroule l'édition 2026 à partir de ce samedi jusqu'au dimanche 25 octobre, l'Anversoise de 22 ans incarne à nouveau la meilleure chance de notre pays.
Triple médaillée de bronze européenne, Lisa Vaelen a beaucoup travaillé son second saut – les gymnastes effectuent deux passages, la moyenne des points attribués sur base de la difficulté et de l'exécution déterminant le résultat final – et peut espérer une nouvelle finale mondiale (elle état déjà 6e en 2022).
Voire un podium en cas d'exécution parfaite qui la conduirait au-delà des 14 points. Car en Indonésie, notre compatriote avait été créditée d'un total de 13,866 points, avec un second saut dont la note de départ (4,4) était nettement moins élevée que sur le premier (5,4). Et elle n'avait échoué qu'à 0,11 point de la 3e place.
Gymnastique : Lisa Vaelen a décroché la médaille de bronze à l'Euro !En outre, la championne du monde et d'Europe Angelina Melnikova ne sera pas là à Rotterdam, l'ambassade des Pays-Bas ayant refusé de délivrer un visa à la Russe.
"Manquer les médailles pour un dixième de point, c'était un peu comme un coup de poignard dans le cœur, nous avait confié Lisa Vaelen l'an dernier. Si je veux être sur le podium, je dois augmenter la difficulté de mon deuxième saut (NdlR : un Tsukahara). En l'occurrence, c'est une petite vrille supplémentaire."
Avant sa finale à l'Euro de Leipzig, la gymnaste belge Lisa Vaelen évoque une possible tumeur: "Les scanners ne sont pas très clairs"Un demi-tour qui constitue un petit ajout en apparence mais qui représente une grande quantité de travail. Cela lui a pris plusieurs mois pour intégrer et maîtriser cette nouvelle figure.
"Il faut davantage de hauteur dans le saut, pour voir le sol à temps, et la réception se fait aussi avec le regard à l'opposé de l'engin, ce qui rend les choses relativement compliquées", sourit Lisa Vaelen, qui rehausserait ainsi son exercice de quatre dixièmes de point.
Essai manqué
Mais les choses ne se passent pas toujours comme on l'espère et la première fois que Lisa Vaelen a présenté son nouveau saut, fin septembre lors de la World Challenge Cup à Paris, sa tentative n'a pas été couronnée de succès. Ce qui ne l'a pas empêchée de gagner l'épreuve.
Grande première pour la gymnastique francophone: la Montoise Naomi Descamps décroche la médaille d'or à Paris"Depuis, Lisa s'est encore bien entraînée et a gagné en régularité et en stabilité, indique sa coach, Valérie Van Cauwenberghe. Mais on attendra quand même l'échauffement, afin d'être certain que tout est bien place, avant de trancher définitivement en faveur de ce nouvel exercice."
Si elle peut devenir la deuxième Belge à être médaillée au niveau mondial après Nina Derwael, Lisa Vaelen disputera aussi le concours général afin de rapporter un maximum de points à l'équipe belge. Son rôle, qu'elle partage avec sa grande copine Jade Vansteenkiste, également engagée à tous les agrès, consiste aussi à encadrer leurs jeunes équipières du mieux possible.
guillementCe serait super d'avoir une équipe aux Jeux olympiques en 2028.
"C'est sûr que j'ai le podium individuel dans un coin de ma tête, ici à Rotterdam, mais on a montré à l'Euro de Zagreb que le groupe actuel vivait bien ensemble. À plus long terme, ce serait super d'avoir une équipe féminine présente aux Jeux olympiques de Los Angeles", souligne Lisa Vaelen.
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