Lieu dangereux, drapeau rouge : l’amende pour baignade interdite vient de passer de 38 à 68 euros
Cette mesure, décidée par le ministère de l’Aménagement du territoire, vise à réduire les noyades, en hausse de 14 % en 2026, notamment lors des épisodes de canicule. Se baigner lor...
Cette mesure, décidée par le ministère de l’Aménagement du territoire, vise à réduire les noyades, en hausse de 14 % en 2026, notamment lors des épisodes de canicule.
Se baigner lorsque la baignade est interdite sera désormais passible d’une amende plus importante. L’État a décidé de durcir le ton face au nombre important de décès liés à des baignades dans des sites dangereux. Cela concerne les baignades hors zones autorisées mais également lorsque le drapeau est rouge.
L’amende qui s’élevait à 38 euros est passée à 68 euros depuis ce dimanche 2 août selon un décret du ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation publié au Journal officiel qui s’applique à l’ensemble du territoire français. Il s’agit désormais d’une contravention de 3e classe. "Dans une logique de dissuasion et d’efficacité accrues, le décret prévoit le recours à l’amende forfaitaire", ajoute le ministère dans son texte. Elle peut être dressée directement par procès-verbal électronique, indique Le Figaro.
Lieux dangereux et baignades sauvages
Ce durcissement est dû à "l’augmentation des baignades sauvages, particulièrement lors des épisodes de fortes chaleurs", expliquent dans un communiqué commun les préfectures de Paris et de la région Île-de-France. Les différents pics de canicule ont conduit de nombreuses personnes à vouloir se rafraîchir parfois dans des lieux dangereux.
Entre le 1er mai et le 15 juillet 2026, 925 noyades ont eu lieu en France, dont 274 suivies d’un décès, annonce Santé publique France dans son bulletin de surveillance des noyades publié vendredi 24 juillet. Sur la même période, en 2026, le nombre total des noyades est en augmentation de 14 % par rapport à 2025. Toutefois, selon les autorités sanitaires, les noyades suivies de décès, 274 contre 241, sont en hausse modérée, chiffre jugé statistiquement non significatif.
Les noyades représentent la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans en France. En 2026, le nombre de noyades suivies de décès en cours d’eau et plan d’eau était particulièrement élevé chez les mineurs (23 noyades sur 37), ce qui représente 62 % des noyades suivies de décès dans cette classe âge. La plupart de ces noyades ont lieu dans des départements sans façade maritime.