Levée du blocus naval, avoirs gelés, fin de l’embargo pétrolier… Le détroit d’Ormuz restera fermé tant que Washington n’aura pas satisfait les exigences de Téhéran
Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé à la télévision d'État que le détroit d'Ormuz "ne sera pas ouvert tant que les engagements américains stipulés dans le protocole d'accord (…) ne seront pas mis en œuvre". L'émissaire américain Jared Kushner a qualifié la veille les...
Levée du blocus naval, avoirs gelés, fin de l'embargo pétrolier... Le détroit d'Ormuz restera fermé tant que Washington n'aura pas satisfait les exigences de Téhéran
Publié aujourd'hui à 14h14
Lire dans l'appLe négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé à la télévision d'État que le détroit d'Ormuz "ne sera pas ouvert tant que les engagements américains stipulés dans le protocole d'accord (…) ne seront pas mis en œuvre". L'émissaire américain Jared Kushner a qualifié la veille les négociations de "très positives et animées".
Le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique au cœur du conflit entre l'Iran et les États-Unis, restera fermé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord de juin, a annoncé ce mardi 18 août le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf.
Le détroit d'Ormuz "ne sera pas ouvert tant que les engagements américains stipulés dans le protocole d'accord (…) ne seront pas mis en œuvre", a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf, également chef du Parlement, dans un discours diffusé à la télévision d'État.
Il a cité parmi ces conditions "la levée du blocus naval (américain), le déblocage des avoirs (iraniens) gelés, la levée de l'embargo pétrolier" contre Téhéran, ainsi que "la fin des opérations militaires sur tous les fronts".

Trump : Ormuz « bientôt un territoire américain » – 14/08
16:11
Donald Trump "conclura le bon accord quand celui-ci sera prêt"
Après l'attaque américano-israélienne contre l'Iran le 28 février, Téhéran a riposté par des frappes sur les pays voisins alliés de Washington et verrouillé le détroit, voie de transit majeur des hydrocarbures, faisant s'envoler les cours du pétrole. Les États-Unis ont imposé de leur côté un blocus aux ports iraniens.
Un cessez-le-feu a été conclu en avril suivi d'un protocole d'accord en juin en vue de négociations de paix, qui a ensuite volé en éclats après avoir brièvement permis une réouverture du détroit. Si les hostilités ont récemment baissé en intensité, les efforts diplomatiques menés par les médiateurs marquent le pas.

L'émissaire américain et gendre de Donald Trump, Jared Kushner, a toutefois qualifié lundi de "très positives et animées" les tractations dans le but de conclure un accord entre l'Iran et les États-Unis. S'il a admis sur Fox News qu'il n'y avait pas "beaucoup de confiance" entre les deux parties, il a précisé qu'elles "s'impliquaient très sérieusement".
"Le président Trump va se montrer très patient, il n'aime pas se précipiter pour conclure un accord. Il conclura le bon accord quand celui-ci sera prêt", a-t-il ajouté.
Dans le même temps, l'Iran et Oman mènent depuis plusieurs semaines des discussions pour trouver un accord sur le passage des navires dans le détroit d'Ormuz, situé entre leurs côtes, dont Téhéran revendique le contrôle.
"Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule", a déclaré lundi l'imprévisible président américain, interrogé sur ces discussions par le journaliste de Fox News Trey Yingst.
"Cela montre que le Moyen-Orient se rassemble": Donald Trump se réjouit du pacte de défense signé entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan
L'Iran offre 30.000 dollars pour tuer ou capturer des soldats américains, une récompense doublée si l'action est menée par une femme
Guerre au Moyen-Orient: Donald Trump affirme que le détroit d'Ormuz sera "bientôt" déclaré comme "un territoire des États-Unis"