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Suisse : Les tests sur animaux diminuent, mais les cas sévères augmentent

Publié15. septembre 2026, 20:51SuisseLes tests sur animaux reculent, mais les cas sévères grimpentEn 2025, le nombre de bêtes qui souffraient pour la recherche a atteint son niveau le plus bas depuis 1983, mais...

Publié15. septembre 2026, 20:51

SuisseLes tests sur animaux reculent, mais les cas sévères grimpent

En 2025, le nombre de bêtes qui souffraient pour la recherche a atteint son niveau le plus bas depuis 1983, mais les protocoles les plus contraignants progressent.

Dario Brander

C'est essentiellement des souris qui souffents dans des expériences imposant des contraintes sévères aux animaux

C'est essentiellement des souris qui souffents dans des expériences imposant des contraintes sévères aux animauxPexels

En Suisse, le recours aux animaux de laboratoire a encore baissé en 2025. C’est ce que révèlent de nouvelles statistiques de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV). Mais derrière ce recul global, les expériences les plus éprouvantes progressent.

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Au total, 507’863 animaux ont été utilisés l’an dernier, contre 522’636 en 2024, soit une diminution d’environ 3%. C’est le niveau le plus bas enregistré depuis le début des relevés, en 1983. Dans le même temps, les autorités ont délivré 582 nouvelles autorisations pour des expériences, six de moins qu’un an plus tôt.

La recherche contre le cancer pèse particulièrement

La tendance s’inverse toutefois pour les protocoles classés au degré de gravité 3, c'est-à-dire des expériences imposant des contraintes sévères aux animaux. Leur nombre a bondi de 7,4%, à 29’413 animaux, essentiellement des souris. Ce chiffre constitue également un record.

Près de 91% de ces expérimentations lourdes sont liées à l’étude de maladies humaines. La recherche contre le cancer pèse particulièrement. Elle a mobilisé 1816 animaux supplémentaires en une année. Les travaux sur les troubles neurologiques et psychiques figurent aussi parmi les domaines en croissance.

Les statistiques montrent néanmoins un recul des pratiques de gravité 2, qui impliquent des contraintes moyennes: environ 142’000 animaux y ont été soumis, le plus bas sur dix ans. Additionnées, les catégories 2 et 3 diminuent ainsi d’environ 8000 cas sur un an.

Le principe des «3R» porte ses fruits

À noter que la législation impose le principe des «3R»: remplacer les animaux lorsque c’est possible, réduire leur nombre et affiner («refine» en anglais) les méthodes afin de limiter les souffrances. Une expérience ne peut par ailleur être autorisée qu’en l’absence d’alternative et si le bénéfice attendu l’emporte sur les contraintes infligées.

Dario Brander

Dario Brander (dbr) est journaliste Régions chez 20 Minutes, média qu'il a rejoint en 2021. Il est passionné de politique, d’urbanisme et de mobilité.

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