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Les récents incendies et la sécheresse en Europe, révèlent des obus et munitions de la seconde guerre mondiale - RTBF Actus

Les images sont impressionnantes : après le passage du mégafeu en Gironde, la terre calcinée du petit village du Porge laisse apparaître ce que l’on ne voyait plus. Douilles, mortiers français, mortiers alleman...

Les images sont impressionnantes : après le passage du mégafeu en Gironde, la terre calcinée du petit village du Porge laisse apparaître ce que l’on ne voyait plus. Douilles, mortiers français, mortiers allemands, obus perforants de 5 centimètres…

Sur le terrain, les équipes recensent près de 400 obus et munitions de la Seconde Guerre mondiale découverts tout autour du village. Le sol est désormais considéré comme "extrêmement dangereux".

Un trou béant dans le mur d’une maison témoigne de la puissance de ces engins : après l’incendie, certains obus ont réagi et explosé, projetant un éclat directement dans cette enceinte.

Ces découvertes ne se limitent pas au sud-ouest de la France. Dans le Limbourg néerlandais, un incendie a lui aussi mis au jour des bombes datant de la Seconde Guerre mondiale.

La sécheresse révèle des vestiges dans d’autres régions d’Europe

Dans le Danube, des épaves de navires de guerre allemands apparaissent au gré de la baisse du niveau de l’eau, tandis que d’autres engins explosifs refont surface dans des zones jusque-là considérées comme sûres.

Qu’en est-il en Belgique ? Ici, pas de chiffres spectaculaires liés à un événement précis, mais une réalité bien installée : les interventions du service de déminage de la Défense (SED) sont très fréquentes.

Certaines régions de notre pays restent particulièrement exposées, notamment autour d’Ypres, de Bastogne ou d’Anvers, là où les combats ont été les plus intenses.

Sur base annuelle, le SED enlève environ 200 tonnes de munitions sur le territoire national. Un volume stable depuis plusieurs dizaines d’années, qui correspond à quelque 3500 interventions par an, soit une dizaine par jour.

Le sol belge reste truffé d’engins explosifs

Les objets de guerre, c’est la passion d’un antiquaire de Fosses-la-Ville, en province de Namur. Dans sa maison, il conserve quelques vestiges qu’il a lui-même trouvés : éclats d’obus, shrapnels, obus allemands…

Pour lui, pas d’ambiguïté : "le sol belge reste truffé d’engins explosifs". Selon son expérience, la majorité de ce qui affleurait à la surface a déjà été mis au jour, mais une quantité importante de munitions doit encore se trouver en profondeur, dans des terrains qui n’ont pas été fouillés ou qui n’ont pas été remués par des travaux.

Face à ce danger latent, les autorités rappellent les consignes de base. Si vous découvrez un engin explosif, ne le touchez pas, ne tentez pas de le déplacer ni de le neutraliser vous-même.

Il est essentiel de contacter immédiatement la police, qui fera appel au service de déminage compétent. Un réflexe indispensable pour éviter tout risque de blessure grave, voire de décès.