Les réactions après MHSC – Grenoble : “C’est une victoire acquise dans la difficulté”, “c’est une étape franchie " retient Zoumana Camara après le succès devant Grenoble
Une victoire par deux buts d’écart, deux buts d’attaquants : l’entraîneur de Montpellier retient beaucoup de positif du succès acquis (2-0) vendredi 9 octobre devant l’entreprenante équipe de Grenoble.
Une victoire par deux buts d’écart, deux buts d’attaquants : l’entraîneur de Montpellier retient beaucoup de positif du succès acquis (2-0) vendredi 9 octobre devant l’entreprenante équipe de Grenoble.
Quelle impression vous laisse cette victoire devant Grenoble ?
Un sentiment de satisfaction de pouvoir enchaîner une deuxième victoire à la maison devant notre public qui a encore répondu présent.
J’ai aimé parce que c’est une victoire qui a été acquise dans la difficulté. Grenoble qui nous a posé beaucoup de problèmes. On sait être solide, que c’est notre marque de fabrique, c’est un des matchs où on a concédé le plus de situations. Mais je l’assume. En demandant de les harceler et les chercher, j’acceptais qu’on soit aussi un peu ouvert et en déséquilibre.
Bien évidemment, avec de l’exigence, j’ai le sentiment qu’on doit se mettre à l’abri avant. On a beaucoup de situations de transition qui sont très claires. On doit pouvoir mettre ce deuxième but avant. Il arrive tard, mais au moins, il arrive. C’est une étape franchie.
"Même quand il ne marque pas, il pèse"
Le premier but de Camara peut-il être un déclic pour lui ?
Il ne faut pas oublier une chose avec lui. C’est un joueur qui a manqué trois ou quatre matchs. Du coup, il est aussi en recherche de rythme et de repères puisqu’il est arrivé cet été. Ce n’est pas un joueur qui est là depuis déjà pas mal de temps.
Il a été freiné par cette blessure dans cette préparation. Il revient, il enchaîne. C’est bon pour nous.
C’est typiquement le genre d’attaquant que, même quand il ne marque pas, il pèse sur les défenses. Pour nous, il reste important et très utile.
Quel regard portez-vous sur la prestation de Pays, influent et décisif ?
Il est à l’image de son potentiel, de ce qu’on voit de lui et de ce qu’il est capable de faire. C’est un garçon qui a énormément de force dans les jambes, qui est capable d’éliminer, de se tourner. De provoquer, de faire des différences.
Bien évidemment qu’il doit encore travailler dans le dernier geste. Mais on y travaille. Il en a conscience. Il avance et évolue bien. C’est un garçon un peu introverti. Il n’est pas très bavard. J’aimerais qu’il réussisse à s’ouvrir un peu plus. Je l’encourage à continuer à s’ouvrir.
Qu’avez-vous pensé de votre animation offensive ?
C’est mon défi et mon travail. C’est d’amener des situations offensives où on amène du monde, mais en gardant un équilibre qui nous permet de ne pas être en danger pendant qu’on attaque. Cela demande de garder un équilibre.
Dans ce match, ce n’est pas ce qui nous a posé des soucis. Ce n’est pas le fait d’avoir attaqué avec du nombre. C’est qu’on a beaucoup insisté dans notre construction avec du jeu à l’intérieur.
Là où il nous attendait, on a eu beaucoup de pertes.
On savait pourtant qu’il fallait beaucoup écarter, beaucoup ouvrir cette équipe avant d’essayer de jouer à l’intérieur. Mais on a beau parfois travailler des choses, ça peut arriver.
Comment expliquez-vous que votre équipe n’ait pas paniqué malgré les occasions concédées ?
C’est une de nos forces. On essaie de faire en sorte que l’équipe soit à l’image de son entraîneur. Je suis plutôt mesuré dans les émotions, de ne pas trop m’emballer.
Être stable émotionnellement, c’est quelque chose qu’on peut transmettre à son groupe. Si j’arrive à leur transmettre cette sérénité, tant mieux.
Mais c’est vrai qu’il ne fallait pas paniquer dans ces moments-là. Ils ne l’ont pas fait, ils ont continué à jouer. Les pieds n’ont pas tremblé, tant mieux.
Vous avez titularisé Alpha Sissko. Qu’avez-vous pensé de son match ?
J’ai trouvé qu’il a fait un bon match. À la fois, défensivement, il a été solide.
On a senti une complicité avec Nicolas Pays qui commence à se créer. Ils ont pas mal combiné les deux. C’est un joueur qui est capable de se projeter.
Il a joué libéré, il a donné tout ce qu’il avait. On sent qu’il n’a pas encore 90 minutes dans les jambes. Derrière, il a été très bien remplacé par Naoufel El Hannach, agressif et dynamique.
Je trouvais qu’encore une fois ce soir, les joueurs qui sont rentrés ont aussi fait la différence et ont permis de maintenir, voire d’amener une nouvelle impulsion à cette équipe. Un championnat, c’est ça.
C’est 11 qui débutent et c’est des joueurs qui rentrent. Et vice-versa le match d’après. Tout le monde est important dans ce groupe et tout le monde aura quelque chose à jouer. Tant qu’il y aura cet état d’esprit, on pourra faire quelque chose d’intéressant.
Frapolli (entraîneur de Grenoble) : "On prend un but gag"
Olivier Frapolli (entraîneur de Grenoble) : "Après avoir pris nos marques lors du premier quart d’heure, et géré leur pressing, on a réussi un bon match. Cohérent et consistant. On a été entreprenant, sur les contres, on a eu des espaces. On a des occasions énormes. Et, on prend un but gag. L’anomalie est de rentrer à la mi-temps sans avoir marqué. On est resté mobilisé sur la seconde période. On ne s’est pas désunis, a amené beaucoup de ballons dans la surface adverse. C’est dommage. C’est une soirée qui laisse de la frustration. C’est une de nos meilleures prestations. On n’a pas saisi notre chance. Montpellier a été plus efficace."