Les protections menstruelles réutilisables en partie remboursées, “c’est déjà bien” pour ces étudiantes de Montbéliard - ICI
Depuis le 1er octobre 2026, les protections menstruelles réutilisables sont partiellement remboursées pour les personnes de moins de 26 ans, et totalement prises en charges pour les femmes les plus précaires. Un bon début pour les étudiantes du campus de Montbéliard, mais c'est insuffisant.
Publié le mercredi 30 septembre 2026 à 18h50 Mis à jour le jeudi 1 octobre 2026 à 8h21
Depuis le 1er octobre 2026, les protections menstruelles réutilisables sont partiellement remboursées pour les personnes de moins de 26 ans, et totalement prises en charges pour les femmes les plus précaires. Un bon début pour les étudiantes du campus de Montbéliard, mais c'est insuffisant.
Les protections menstruelles réutilisables, c'est-à-dire les coupes et culottes de règles sont en partie ou totalement remboursées en France, à partir de ce jeudi 1er octobre. Deux protections pourront être prises en charge entre 55% et 65% pour les femmes de moins de 26 ans, et à 100% pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (qu'importe leur âge). La mesure vise à réduire les inégalités entre les femmes et les hommes : 2,4 millions de personnes sont en situation de précarité menstruelle en France, c'est-à-dire qu'elles ne peuvent tout simplement pas acheter de protections hygiéniques pour des raisons budgétaires.
Une mesure anti précarité menstruelle ?
Pour les 2,4 millions de femmes en France, en situation de précarité menstruelle, tous les mois, il faut prioriser et parfois choisir entre acheter de la nourriture et des protections menstruelles. "C'est compliqué, confirme Racha, 19 ans, étudiante à l'école d'infirmières à Montbéliard, quand vous dépensez l'argent, vous regardez où il faut vraiment le dépenser". Malgré l'appui financier de ses parents, elle n'aurait jamais pensé acheter une coupe ou une culotte menstruelle, les deux protections partiellement remboursées, car c'est un investissement entre 15€ et 45 € l'unité. "Ça ouvre à plein de choses et c'est grave utile pour les femmes", explique Racha.
Candice connaissait ces protections renouvelables, bien plus pratiques et confortables que les jetables, mais aussi plus écologiques estime l'étudiante en gestion de projet. "Je pense qu'il y a beaucoup moins de produits chimiques dans une culotte menstruelle en coton que dans une serviette qui est fait en espèce de papier bizarre", estime la Montbéliardaise de 20 ans.
"C'est insuffisant, mais c'est un début"
Chaque année, les femmes concernées pourront acheter via ce dispositif deux protections, trop peu, pour Louane, 18 ans, qui voit déjà les limites : "Pour avoir utilisé les culottes menstruelles, je sais qu'avec trois on ne tourne même pas pendant une semaine", témoigne l'étudiante en gestion de projet. "J'espère qu'ils auront du stock, renchérit Candice, déjà que ce n'est pas beaucoup, si au final c'est en rupture de stock toute l'année, personne n'y aura accès". Seuls les produits vendus en pharmacie sont concernés par le dispositif. Par ailleurs, les deux étudiantes en gestion de projet à Montbéliard rappellent que ces remboursements ne couvrent absolument pas les autres dépenses liées aux règles, d'autant plus en cas de pathologie particulière, comme l'endométriose.
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