Les pompiers se plaignent de leurs nouveaux véhicules « propres »
« Les moteurs de nos nouveaux véhicules sont moins polluants mais plus fragiles », affirme la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France très inquiète sur les difficultés que rencontrent les soldats du feu à utiliser leurs engins répondant aux dernières normes européennes. Parmi ces problèmes, celui de devoir s’arrêter pour faire le plein du réservoir d’AdBlue. Pas idéal quand on doit justement lutter contre d’énormes incendies…

« Les moteurs de nos nouveaux véhicules sont moins polluants mais plus fragiles », affirme la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France très inquiète sur les difficultés que rencontrent les soldats du feu à utiliser leurs engins répondant aux dernières normes européennes. Parmi ces problèmes, celui de devoir s’arrêter pour faire le plein du réservoir d’AdBlue. Pas idéal quand on doit justement lutter contre d’énormes incendies…
Alors que les sapeurs-pompiers français doivent faire face à de nombreux incendies en cette période de sécheresse et de canicule, leur équipement technique pose question. Comme le rapportent les journalistes du Journal de Saône-et-Loire, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France alerte sur les nouvelles difficultés posées par les véhicules d’intervention de dernière génération qu’ils utilisent.
Il se trouve que, comme les voitures de monsieur tout le monde, ces engins doivent respecter des normes anti-pollution de plus en plus exigeantes. Rien d’anormal sur le papier, même si cela conduit nécessairement à une hausse de leur prix. Hélas, cette adaptation à des normes toujours plus exigeantes devient aussi un frein à la rapidité d’intervention dans certains cas.
S’arrêter pour faire le plan d’AdBlue
Le principal problème décrit par les sapeurs-pompiers, c’est ce fameux réservoir d’AdBlue désormais présent sur tous les véhicules lourds récents à moteur diesel. Conçu pour réduire le niveau de certains polluants très nocifs, il immobilise les véhicules lorsque le réservoir est à sec. Il faut alors s’arrêter pour le re-remplir, même si cela arrive en plein milieu d’une intervention à l’importance capitale.
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« Un camion de sapeurs-pompiers n’est pas un camion comme les autres », estime la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. « Ces nouvelles normes tendent à des moteurs certes moins polluants mais plus complexes, plus technologiques, plus fragiles. Or il nous faut des moteurs simples, robustes, résistants et résilients », estime un haut gradé qui pointe aussi du doigt des problèmes de fiabilité liés à certaines sondes des moteurs de ces véhicules.
Les « ADAS » sont aussi un problème !
Et ces véhicules d’interventions des pompiers ne sont pas non plus épargnés par les soucis liés à l’installation des nouvelles aides à la conduite. L’application de la norme GSR oblige en effet les engins à embarquer un système de détection d’obstacle ou de détection du franchissement de ligne continue qui, lors d’interventions, peut entraîner des freinages d’urgence dangereux et parasiter la direction quand le conducteur doit enfreindre le code de la route.
Des députés ont interpellé le ministre de l’Intérieur à ce sujet pour que des discussions soient ouvertes avec les autorités européennes, afin de réfléchir à des exemptions pour ces véhicules d’intervention des pompiers et éviter des situations parfois ubuesques en intervention.
