Les phases arrêtées, un problème de taille pour le Standard
"Pour aller chercher une place dans le Top 5, il faut éviter de commettre des petites erreurs comme ça. Les grandes équipes n'encaissent pas de but sur phase arrêtée chaque week-end." Le message est passé. Il e...
"Pour aller chercher une place dans le Top 5, il faut éviter de commettre des petites erreurs comme ça. Les grandes équipes n'encaissent pas de but sur phase arrêtée chaque week-end." Le message est passé. Il est signé Matthieu Epolo, à chaud, vendredi après la défaite à Gand (2-1), douloureuse dans la manière. Des mots durs mais justes pour identifier des maux qui gangrènent le Standard depuis plusieurs mois : les erreurs individuelles – qui prouvent que ces Rouches, certes entreprenants et méritants, sont encore en rodage et perfectibles – et surtout les phases arrêtées.
En comptant les deux penalties concédés à Malines, 50 % des buts encaissés par le Standard cette saison (6 sur 12) ont découlé d'un ballon arrêté.
Vincent Euvrard commente les phases arrêtées du Standard : "Elles nous coûtent des points mais je reste confiant en notre méthodologie"Explications multifactorielles
Début d'explication ? "Trop peu de précision et de qualité dans l'exécution de nos tâches", pointe Vincent Euvrard, qui estime aussi que son effectif a perdu en taille avec les départs de Bates (1m93) et Henry (1m91) tandis que les nouveaux arrivants Lavalée (1m87) et Nsimba (1m87) ne sont soit pas encore prêts soit remplaçants. "Ce déficit (NdlR : pas flagrant) nous amène d'autres qualités et peut être comblé autrement."
Pour entrevoir d'autres justificatifs, on a revu les buts concédés. Contre le Cercle Bruges, Fossey et Drammeh ont perdu leur duel avant qu'Hautekiet ne tarde à dégager. À Westerlo, sur le coup franc indirect, les Rouches ont semblé désarçonnés par la combinaison campinoise et ont été passifs. Même constat sur le corner avec un duel perdu et un marquage laxiste.
"Heureusement qu'ils ne sont pas tous comme moi": dans les coulisses du staff de Vincent Euvrard au StandardÀ Gand, Lawrence a été victime d'un bloc gantois qui a permis de libérer trop facilement Burgess en première zone. "Le rôle de Lawrence était de bloquer la ligne de course de Burgess pour éviter qu'il arrive lancé dans une zone où se trouvaient nos meilleurs joueurs de tête pour le contrer, détaillait Euvrard. Le bloc était très limite…"
guillementOn doit sûrement mieux guider les joueurs dans leurs tâches.
Inévitablement, au-delà des joueurs, le T1 et son staff sont pointés du doigt. Plus spécifiquement Frédéric Stilmant, responsable des phases arrêtées amené par Euvrard. "Nos chiffres dans ce secteur, au RWDM et à Dender, figuraient parmi les meilleurs de la division […] Je lui délègue, mais c'est moi qui chapeaute l'ensemble du staff. Les responsabilités sont partagées, l'a défendu Euvrard en admettant que, si les Rouches doivent mieux exécuter leurs tâches, "on doit aussi sûrement mieux les guider dans ces tâches. Les phases arrêtées nous coûtent plus de points qu'elles n'en rapportent pour l'instant, mais je reste confiant en notre méthodologie."
Elles devront en tout cas permettre d'améliorer le 11 sur 21 après la trêve. Un bilan insuffisant au vu de ce que propose ce Standard.
Matthieu Epolo regrettait le but encaissé sur corner à Gand : "Les grandes équipes n'encaissent pas sur phase arrêtée chaque week-end"Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.