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Les personnels de l’Éducation nationale regrettent d’avoir été avertis “beaucoup trop tard” pour bannir les téléphones portables des lycées dès la rentrée

L’interdiction de l’usage des téléphones portables dans les lycées doit être appliquée à compter du 1er septembre prochain, d'après une décision du ministère de l'Éducation nationale.

L’interdiction de l’usage des téléphones portables dans les lycées doit être appliquée à compter du 1er septembre prochain, d'après une décision du ministère de l'Éducation nationale.

Radio France

Publié le 22/08/2026 12:30

Temps de lecture : 1min

Des élèves dans une cour de lycée à Bordeaux, le 11 novembre 2025. (illustration) (LAURENT THEILLET / MAXPPP)
Des élèves dans une cour de lycée à Bordeaux, le 11 novembre 2025. (illustration) (LAURENT THEILLET / MAXPPP)

"La profession a été avertie beaucoup trop tard", regrette samedi 22 août sur franceinfo Bruno Bobkiewiscz, secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale (SNPDEN). L’interdiction de l’usage des téléphones portables dans les lycées doit être appliquée à compter du 1er septembre prochain, d'après une décision du ministère de l'Éducation nationale annoncée début juillet. Le syndicat dénonce "un vrai problème de calendrier" et assure qu'il sera impossible de mettre en place cette mesure dès la rentrée.

"Il aurait fallu avoir les informations précises au plus tard début mai pour pouvoir consulter les différentes instances", assure Bruno Bobkiewiscz. "Il faut discuter des zones où le téléphone pourra quand même être utilisé. Tout cela nécessite du temps, de la concertation, ça ne se fait pas en claquant des doigts", selon le secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale, qui appelle à "laisser du temps aux établissements". Selon Bruno Bobkiewiscz, l’interdiction de l’usage des téléphones portables dans les lycées pourra être effective "dans les semaines qui vont suivre la rentrée".

Toutefois, "l'application de cette règle va être complexe", prévient-il. "Les lycées s'appuient sur le numérique et l'utilisation de téléphones portables par les élèves", notamment via l'application Pronote, avec "des taux de consultation très élevés", avance le syndicat. "Si les élèves ne consultent pas du tout leurs téléphones, on va devoir modifier notre fonctionnement et les élèves vont être mis en difficulté", selon lui.

Par ailleurs, il assure que les établissements manquent de personnels, notamment de surveillants, pour faire appliquer cette mesure. Bruno Bobkiewiscz prévoit également la réaction négative des élèves. "On est sur des élèves qui ne sont évidemment pas du tout consentants", dit-il. "Pour eux, ça va être vécu comme un recul", affirme le syndicat.

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