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Les métiers de plein air exposés à des risques de cancers professionnels

20 Minutes avec AFPPublié le 15/10/2026 à 07h41 • Mis à jour le 15/10/2026 à 07h41Travailler en plein air n’est pas aussi vertueux qu’on pourrait le penser. Si le taff de bureau a ses conséquences sur la santé ...

20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Publié le 15/10/2026 à 07h41 • Mis à jour le 15/10/2026 à 07h41

Travailler en plein air n’est pas aussi vertueux qu’on pourrait le penser. Si le taff de bureau a ses conséquences sur la santé de plus en plus documentées, notamment en raison de la sédentarité du poste, les métiers dehors peuvent s’avérer aussi dangereux.

Agriculteurs, jardiniers, postiers, marins, saisonniers des stations de ski, ouvriers du bâtiment… en exerçant leur métier en plein air, quelque 3,5 millions de travailleurs, exposés aux rayons UV solaires, courent le risque de développer un cancer de la peau d’origine professionnelle, selon l’Anses. L’agence sanitaire pointe un « lien avéré » entre une exposition professionnelle aux rayons ultraviolets (UV) et la survenue de trois cancers cutanés : carcinomes épidermoïdes cutanés, carcinomes basocellulaires cutanés, mélanomes cutanés.

De nombreux facteurs en jeu

L’expertise n’a pas permis d’établir une durée d’exposition aux rayons solaires en deçà de laquelle une augmentation de risque de cancer serait écartée.

D’autant que nombre de facteurs jouent : l’exposition aux rayons UV augmente avec « la durée du temps passé en extérieur, les horaires où le rayonnement solaire est le plus intense, la réflexion du soleil en mer pour les marins ou sur la neige lorsqu’on travaille à l’entretien des pistes de ski » par exemple, indique Amandine Paillat, qui a travaillé sur l’étude.

Des cancers encore mal indemnisés

En Europe, l’Allemagne ou la Belgique reconnaissent et indemnisent les cancers cutanés d’origine professionnelle, alors qu’ils sont « sous-déclarés et sous-reconnus » en France, souligne l’Anses. Pour ces pathologies, il n’existe pas en France de « tableau » de maladies professionnelles, dispositif qui favorise la reconnaissance et donc l’indemnisation des cancers d’origine professionnelle.

Ainsi, de 2013 à 2024, seules 137 demandes ont été examinées par un comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles qui, en l’absence de tableau, se prononce sur le lien entre le travail et la pathologie -40 % ont reçu un avis favorable. L’Allemagne, elle, a indemnisé des milliers de travailleurs pour la seule année 2018.