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Les incendies en France sont globalement “sous contrôle”, assure le Premier ministre

Les incendies sont globalement "aujourd'hui sous contrôle" en France, a assuré samedi soir le Premier ministre Sébastien Lecornu. Le nouvel incendie dans le Var est "stabilisé" mais "le combat continue", selon le préfet du département. En Gironde, le mégafeu est désormais "fixé" après dix jours de lutte, mais pas "éteint".

Accalmie sur le front des incendies. Les feux de forêt qui sévissent dans plusieurs départements français depuis plus de deux semaines sont globalement "aujourd'hui sous contrôle" même si "tout cela reste très évolutif", a déclaré samedi 1er août Sébastien Lecornu.

Pour la Gironde, "nous sommes revenus à une situation plus stable", a relevé le Premier ministre dans un entretien à La Tribune Dimanche. "Si les conditions changeaient, nous reprendrions immédiatement les mesures de précaution qui s'imposent".

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Par ailleurs, "un coordinateur national" rattaché à Matignon va être nommé pour piloter le chantier de la reconstruction dans les zones sinistrées par les feux qui ont brûlé plus de 117 000 hectares de forêt en France depuis le début de l'année.

Sur le terrain, le mégafeu est désormais "fixé" après dix jours de lutte, mais pas "éteint". L'incendie dans le Var est, lui, "stabilisé" samedi soir mais "le combat continue" en raison des vents changeants, a averti le préfet Simon Babre.

"Nous restons prudents parce que le combat continue, les vents changent, ils sont parfois tournoyants, et la vérité d'un soir n'est pas forcément la vérité des lendemains matins", a déclaré le préfet, précisant que le feu est resté dans son "enveloppe" après avoir parcouru environ 1 800 hectares.

Dans un village du Var, "90 % de la surface boisée et naturelle a disparu"

Dans le massif du Gros Bessillon, dans le Var, l'action des pompiers sur "deux axes parallèle pour contenir les flammes "fonctionne" pour l'instant mais la situation demeure "extrêmement précaire" et peut évoluer "à chaque instant" en raison du vent et de la "chaleur insupportable", a mis en garde le préfet, Simon Babre.

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Quelque 2 500 personnes ont été évacuées vendredi soir de cette zone, comme Germaine, qui a fui son village de Montfort-sur-Argens et a dormi dans un gymnase transformé en centre d'accueil. "Je n'ai jamais vu ça, la situation ne fait qu'empirer d'année en année", se désole la retraitée, qui "attend de savoir si (sa) maison a brûlé".

Dans cette localité de 1 400 habitants perchée sur une colline, "90 % de la surface boisée et naturelle a disparu", évalue le maire Philippe Chuyen.

C'est le quatrième brasier d'ampleur qu'affrontent les pompiers depuis le 19 juillet dans le centre du Var. Des renforts sont arrivés avec 1 500 sapeurs-pompiers mobilisés, six hélicoptères bombardiers d'eau, huit Canadair et deux Dash.

"Bon retour chez vous"

À près de 600 km de là, en Gironde, le mégafeu qui a ravagé 42 000 hectares en dix jours "ne progresse plus". "Feu fixé ne veut pas dire feu éteint", a néanmoins prévenu la préfète Sophie Brocas, faisant état de "deux points chauds qui demeurent", une zone dunaire près du littoral atlantique à hauteur du Porge et un secteur au sud de Lacanau.

Parmi les 224 000 personnes évacuées "au plus fort de la crise", 208 000 au total ont été autorisées à retourner chez elles, dont 10 750 samedi. Comme à Marcheprime, commune forestière de 5 700 habitants frôlée par les flammes, où des panneaux "Bon retour chez vous" ont été installés aux entrées de la ville.

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Ailleurs en Gironde, l'étape de la reconstruction a déjà commencé, surtout pour les agents d'Enedis, qui gèrent le réseau électrique. Désormais une nouvelle bataille s'engage, qui consistera à surveiller les "feux zombies", braises couvant sous terre plusieurs mois. 

Le trafic SNCF, interrompu depuis le 26 juillet au sud de Bordeaux, a repris samedi à l'occasion du week-end de chassé-croisé des vacanciers.

Les autorités dénombrent toujours 240 habitations détruites par cet incendie, le plus dévastateur en France depuis 1949, même si ce bilan doit encore être consolidé. "Il n'y a pas de morts, il n'y a pas de blessés, sauf du côté des sapeurs-pompiers", a déclaré Sophie Brocas. Plus de 330 pompiers ont été pris en charge médicalement, selon la préfète.

Avec AFP