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“Les fêtes de fin d’année vont être impactées par ce qui s’est passé” le 17 octobre, affirme le PDG de Carrefour

Alexandre Bompard, PDG de Carrefour revient sur les conséquences du 17 octobre. Carrefour a annoncé mardi soir revoir légèrement à la baisse ses objectifs financiers pour 2026, en raison de "la dégradation de la situation sociale" qui "pèse fortement" sur la consommation.

Alexandre Bompard, PDG de Carrefour revient sur les conséquences du 17 octobre. Carrefour a annoncé mardi soir revoir légèrement à la baisse ses objectifs financiers pour 2026, en raison de "la dégradation de la situation sociale" qui "pèse fortement" sur la consommation.

"Il faut que l'ordre républicain s'exerce", déclare ce mercredi sur France Inter Alexandre Bompard, le PDG du groupe Carrefour. Une cinquantaine d'enseignes du groupe ont été vandalisées et pillées le week-end dernier, en marge de la mobilisation du 17 octobre. "C'était une journée de désolation", déclare celui qui est aussi président de la Fédération du commerce et de la distribution. "On n'avait jamais connu ça", estime-t-il. "Plus jamais ça", demande-t-il.

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Avant la nouvelle journée de mobilisation de samedi, le PDG du groupe Carrefour explique qu'il faut que "la France démontre qu'elle est capable d'accueillir des manifestations de grande ampleur sans saccage, pillage ou acte de vandalisme". "C'est ce qu'attendent tous les commerçants : de la sécurité." Carrefour a annoncé mardi soir revoir légèrement à la baisse ses objectifs financiers pour 2026, en raison de "la dégradation de la situation sociale et sécuritaire" qui "pèse fortement" sur "le moral des français" et donc la consommation. Selon lui, "les fêtes de fin d'année, elles vont être impactées par ce qui s'est passé". Le groupe s'attend "à des pertes situées entre 80 et 200 millions d'euros".

Des hausses de salaires chez Carrefour

Alexandre Bompard revient aussi sur les revendications des manifestants, qui réclament davantage de pouvoir d'achat. Ces revendications sont "légitimes" selon lui, mais il explique que "le vandalisme ou les pillages ne sont pas des opérations de pouvoir d'achat". "Ce qui a été volé dans mes magasins, ce n'est pas de l'alimentaire, ce sont des alcools forts pour du trafic", assure-t-il.

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Le PDG du groupe Carrefour réfute enfin l'idée émise par Marylise Léon, la secrétaire générale de la CFDT, qui appelait les entreprises à augmenter les salaires pour donner un coup de pouce au pouvoir d'achat des travailleurs. "Ces négociations doivent se faire entreprise par entreprise, ce n'est pas un leader syndical qui peut le décréter. Il faut que la France arrête de fonctionner comme ça. Il faut faire confiance aux acteurs sur le terrain", dit-il. Mais il y aura bien "des hausses de salaires cette année chez Carrefour", assure-t-il.