“Les électeurs de gauche ne sont pas irréconciliables”: Olivier Faure considère Jean-Luc Mélenchon comme un “concurrent” en vue de 2027, mais pas comme un “ennemi”
Le patron du PS Olivier Faure, invité de BFM Politique ce dimanche 13 septembre, s'est exprimé sur la primaire social-démocrate et ses ambitions pour 2027."Les électeurs de gauche ne sont pas irréconciliables",...
Le patron du PS Olivier Faure, invité de BFM Politique ce dimanche 13 septembre, s'est exprimé sur la primaire social-démocrate et ses ambitions pour 2027.
"Les électeurs de gauche ne sont pas irréconciliables", a estimé le patron du PS Olivier Faure, invité de BFM Politique, ce dimanche 13 septembre, alors qu'il était interrogé en vue de la présidentielle de 2027.
Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, la gauche peut gagner la présidentielle, mais "il faut rassembler toutes celles et ceux qui se retrouvent à gauche. Et je parle là des électrices et des électeurs", continue-t-il.
Mais, le rassemblement ne passera pas à ce stade par une alliance entre Olivier Faure et Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne. "Je suis candidat à l'élection présidentielle. Jean-Luc Mélenchon est candidat à l'élection présidentielle. Il n'y aura pas d'accord entre nous puisque nous sommes candidats et concurrents."
"Je ne crois pas que Jean-Luc Mélenchon puisse gagner" en 2027
Le candidat à la primaire socialiste-Place publique précise, par ailleurs, que le chef de file des Insoumis est un "concurrent", mais qu'il n'est pas son "ennemi", même si Olivier Faure "ne croit pas que Jean-Luc Mélenchon puisse gagner une élection présidentielle".
"Je considère que mon ennemi", c'est "d'abord l'extrême droite", ajoute le socialiste.
Après la campagne, "je veux être président de la République, mais je veux aussi qu'au lendemain de mon élection, il y ait des gens qui puissent m'aider à mettre en œuvre un programme réellement de gauche." Pense-t-il à des ministres de La France insoumise pour son gouvernement? "Nous verrons s'ils nous soutiendront ou pas", dit-il sans se positionner. Il n'exclut pas, non plus, l'hypothèse que les Insoumis puissent vouloir le soutenir sans participer à son gouvernement, s'il est élu.
"Quand vous regardez les votes à l'Assemblée, nous partageons, socialistes, communistes, insoumis et écologistes, 80% de nos votes. Ça veut dire que si, demain, vous voulez vraiment mettre en œuvre votre programme, il vous faut réunir des gens différents de vous, mais dont vous avez besoin. Autrement, vous ne ferez rien."
La primaire socialiste doit se dérouler début octobre, sept candidats sont déjà déclarés, dont Olivier Faure, le leader de Place publique Raphaël Glucksmann et l'ancienne finaliste à la présidentielle Ségolène Royal.
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