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Les dangers en ligne constitueraient la principale menace pour les…

Les dangers en ligne constituent désormais la principale menace à laquelle sont confrontés les enfants au Canada, devant l’intimidation, la pauvreté et la maltraitance, a déclaré mardi l’organisation Les enfant...

Les dangers en ligne constituent désormais la principale menace à laquelle sont confrontés les enfants au Canada, devant l’intimidation, la pauvreté et la maltraitance, a déclaré mardi l’organisation Les enfants d’abord Canada dans un nouveau rapport.

C’est la première fois que les dangers liés à l’Internet figurent dans le classement des dix principales menaces, selon ce rapport.

« Nous avons constaté à quel point ce phénomène imprègne désormais la vie de chaque enfant au Canada, de la naissance jusqu’à l’adolescence. Il ne s’agit plus uniquement d’une question concernant les adolescents sur les réseaux sociaux », a déclaré Sara Austin, p.-d.g. de Les enfants d’abord Canada.

« Au cours de la seule année écoulée, nous avons notamment constaté une recrudescence des préjudices amplifiés par l’IA », a-t-elle ajouté.

Le rapport indique que les enfants sont exposés à des jouets dotés d’intelligence artificielle (IA) et à des contenus générés par des algorithmes avant même d’apprendre à lire.

Il cite de multiples risques liés à l’environnement en ligne, notamment le cyberharcèlement, le leurre d’enfants, l’extorsion sexuelle, les abus facilités par l’IA et les répercussions sur la santé mentale.

Il précise que la tuerie de l’année dernière à Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, qui a donné lieu à des dizaines de poursuites judiciaires axées sur l’utilisation de ChatGPT par la tireuse, a constitué un tournant décisif dans le débat sur la sécurité en ligne au Canada.

Le rapport souligne qu’entre 2014 et 2024, les incidents d’abus sexuels sur des mineurs en ligne signalés par la police ont augmenté de 347 %.

« Parallèlement, l’émergence de réseaux en ligne violents, tels que “764”, a incité les forces de l’ordre à avertir que les enfants canadiens sont activement pris pour cible via les plateformes de jeux vidéo, les réseaux sociaux et les applications de messagerie », indique le rapport.

Le gouvernement fédéral a ajouté le réseau 764 à sa liste des entités terroristes en décembre 2025. Il a décrit ce groupe comme un « réseau transnational décentralisé d’extrémistes violents nihilistes en ligne » dont le but est de « détruire la société civilisée par la violence et le chaos ».

Il précise que les membres du groupe « utilisent régulièrement divers réseaux sociaux et plateformes de jeux vidéo, notamment ceux qui comptent des utilisateurs jeunes et marginalisés, pour ensuite attirer, préparer et extorquer ces derniers afin qu’ils commettent des actes violents et sexuels, y compris des actes d’automutilation ».

Le rapport fait valoir que le Canada dispose de réglementations et de normes de sécurité pour d’autres produits destinés aux enfants, notamment les aliments, les médicaments, les pyjamas et les jouets — et que les entreprises technologiques ne devraient pas bénéficier d’une exception.

Les enfants d’abord Canada appelle le gouvernement fédéral à renforcer et à adopter le projet de loi sur la sécurité numérique qu’il a présenté plus tôt cette année. Le projet de loi C-34 obligerait les plateformes de réseaux sociaux à bloquer, au moins temporairement, l’accès aux enfants de moins de 16 ans et réglementerait les entreprises à l’origine des agents conversationnels basés sur l’IA en leur imposant, entre autres mesures, une obligation d’agir de manière responsable.

« Nous sommes très heureux de constater que ce projet de loi va au-delà des réseaux sociaux pour inclure les agents conversationnels basés sur l’IA, mais nous savons que les enfants ne se limitent pas à ces deux types de plateformes », a confié Mme Austin.

Elle a ajouté que le groupe souhaiterait que le projet de loi s’applique aux plateformes de jeux vidéo et de diffusion en direct, ainsi qu’aux applications de messagerie.