“Les coups sont dus à l’alcool”, affirme un Wavrien: deux ans avec sursis pour avoir frappé sa compagne
Christian (prénom d'emprunt) B., 39 ans, actuellement sans domicile officiel si ce n'est qu'il a affirmé avoir été recueilli par sa mère, a comparu le 22 juillet comme détenu à l'audience correctionnelle des va...
Christian (prénom d'emprunt) B., 39 ans, actuellement sans domicile officiel si ce n'est qu'il a affirmé avoir été recueilli par sa mère, a comparu le 22 juillet comme détenu à l'audience correctionnelle des vacations de Nivelles. Il devait s'expliquer à propos de plusieurs préventions (coups, vol, menaces) liées, semble-t-il, à une addiction à l'alcool qui le met dans des états malaisément maîtrisés.
L'incident en question eut lieu le 14 juin 2026 dans l'appartement qu'il occupait à Wavre avec une compagne. Les coups s'accompagnèrent de cris qui se répercutèrent dans tout l'immeuble. Un des occupants considéra comme opportun de faire appel à la police.
Après le pneu d'avion dans la Dyle, voici des carabines de guerre, un CD de "C'est arrivé près de chez vous", etc. : "On a trouvé des dunes de déchets""Un voisin qui ne m'aime pas a appelé les flics", avait précisé le prévenu, qui avait apporté quelques précisions: "Nous avions beaucoup bu tous les deux. Je suis conscient que ces coups sont dus à l'alcool. Aujourd'hui, c'en est fini de l'alcool et de cette femme. Je vis chez ma maman et j'ai trouvé l'opportunité de travailler."
Voilà qui laissa de marbre la substitute du procureur du roi Olivia Vandenbroucke. Casier judiciaire du prévenu en mains, elle a épinglé les trois dernières condamnations les plus récentes des 12 inscriptions: trois ans de taule en 2008, un an en 2025, 18 mois en mai dernier. Voilà qui, à ses yeux, justifiait les 30 mois de prison ferme requis à l'encontre d'un homme dans lequel elle ne décèle aucune remise en question.
"Vos confrères, eux aussi, ont le droit de parole"
L'avocat du prévenu ne s'en est pas tenu aux faits proprement dits. Il s'est lancé dans une très longue digression, bien trop longue aux yeux de la présidente de chambre, qui le lui a fait observer. L'homme en a pris ombrage, estimant que les droits de la défense doivent être respectés. La réplique a fusé: "Une bonne administration de la justice, c'est aussi de respecter vos confrères qui, eux aussi, ont le droit de parole", a-t-elle répondu en substance.
Jusqu'à 2 000 € de chèques-cadeaux à décrocher pendant le Mondial de hockey à WavreL'avocat a présenté ses excuses au terme de sa plaidoirie. On en est resté là avec cet incident. Pour la petite histoire, on signalera que, en raison notamment de cette (quasi) interminable plaidoirie et de l'encombrement du rôle, l'audience ouverte à 8 h 45 ne s'est terminée que peu avant 15 h.
Le jugement suivant est tombé: deux ans de prison avec sursis probatoire fondé sur l'obligation de trouver un logement, l'interdiction du moindre contact avec la victime et le dépôt des analyses de sang apportant des résultats favorables à la consommation d'alcool et de stupéfiants.
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