Les chèques c’est fini : cette banquière dévoile ce qui les remplace dès cet automne 2026
Les chèques vivent-ils leurs dernières années ? Alors que leur utilisation devient de plus en plus limitée, une banquière dévoile les solutions à connaître. Au moment de payer un artisan, de laisser une caution...
Les chèques vivent-ils leurs dernières années ? Alors que leur utilisation devient de plus en plus limitée, une banquière dévoile les solutions à connaître.
Au moment de payer un artisan, de laisser une caution ou de régler une facture, beaucoup de Français continuent de sortir leur chéquier. Pourtant, ce geste devient de moins en moins courant. Les commerçants sont nombreux à privilégier d’autres modes de règlement et l’administration fiscale accélère, elle aussi, sa transition. Faut-il pour autant ranger définitivement ses chèques dès cet automne 2026 ? Pas tout à fait. Dans l’émission Bonjour ! Avec vous, diffusée sur TF1, la banquière Alix de Renty explique comment conserver ses habitudes de paiement sans nécessairement utiliser de papier. Pour beaucoup, cette évolution soulève des questions très concrètes, notamment pour les dépenses importantes et les habitudes bancaires encore très bien ancrées.
Le changement est particulièrement visible du côté des finances publiques. La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) entend réduire progressivement les règlements par chèque. « Moins de délais, plus de fiabilité et des coûts réduits : c’est ce qui guide le choix de la direction générale des Finances publiques (DGFiP) de réduire progressivement les paiements par chèque », explique-t-elle sur son site. Les professionnels ne peuvent d’ailleurs plus payer leurs impôts de cette manière depuis mars 2026. Pour les particuliers, il ne s’agit toutefois pas d’une interdiction générale et immédiate du chéquier.

Les chèques disparaissent progressivement des habitudes de paiement, notamment auprès de l’administration fiscale
La fin progressive des chèques : voici ce qui explique cette évolution
Pourquoi cette évolution ? Parce qu’encaisser un chèque demande du temps, mobilise des moyens et ne garantit pas que l’argent sera disponible. « Il y a le risque que le compte ne soit pas approvisionné. Donc vous envoyez votre chèque, entre-temps il y a un autre virement ou quelque chose qui passe, le compte n’est pas approvisionné. Et donc là, ce sont des délais de traitement qui sont beaucoup plus longs pour les entreprises », souligne Alix de Renty auprès de nos confrères. À ces contraintes s’ajoute la fraude, particulièrement présente avec ce moyen de paiement.
Pour remplacer le chèque dans la vie quotidienne, la carte bancaire apparaît comme l’option la plus simple. Elle permet de régler des achats en magasin, mais aussi certaines dépenses à distance. Le virement offre une autre possibilité lorsqu’il faut envoyer une somme à un particulier ou à un professionnel. Reste une question pour ceux qui préfèrent encore les chèques : comment faire lorsqu’un commerçant demande une garantie, ou lorsque l’on souhaite repousser le moment où une dépense sera prélevée ?

Les chèques reculent en raison des risques de fraude et des délais d’encaissement, au profit de la carte bancaire et des virements
Les chèques bientôt inutiles grâce à ces options de paiement ?
Pour les cautions, la banquière évoque l’empreinte bancaire, déjà utilisée notamment lors de certaines réservations. « L’empreinte bancaire, c’est quand on va immobiliser une somme, la bloquer sur votre compte ou la débiter à un instant de raison, avant de vous la rendre. C’est exactement le même principe que le chèque de caution », détaille-t-elle. En pratique, la somme peut être temporairement indisponible, même sans débit définitif. Il faut donc vérifier son plafond de carte et les conditions appliquées avant d’accepter ce dispositif.
Autre situation familière : le chèque différé, parfois choisi pour mieux répartir les dépenses dans le temps. Là encore, des alternatives existent, à condition qu’elles soient proposées par le commerçant ou l’établissement bancaire. « Vous avez maintenant la même possibilité [que les chèques à débit différé] qui existe avec un paiement par carte. Elle vous permet de payer en une, deux, trois fois… et jusqu’à douze fois », indique Alix de Renty. Attention néanmoins : un règlement fractionné peut être assorti de frais, voire prendre la forme d’un crédit.

L’empreinte bancaire et le paiement en plusieurs fois permettent de remplacer les chèques de caution et les chèques différés
La disparition progressive des chèques impose de nouvelles habitudes
Pour payer les impôts et certaines factures publiques, les solutions varient selon le montant et l’organisme concerné. Au-delà de 300 euros d’impôt, le paiement dématérialisé est déjà obligatoire pour les particuliers. Le prélèvement mensuel ou à l’échéance et le paiement en ligne permettent de s’en acquitter. Pour certaines factures locales, PayFiP propose des règlements par carte ou prélèvement, avec un virement simplifié annoncé à partir d’octobre 2026. Des paiements de proximité restent également possibles sous conditions auprès de partenaires agréés.
Inutile, donc, de croire que tous les chèques cessent d’être valables du jour au lendemain. Leur recul est réel, mais les solutions de remplacement dépendent de chaque situation. Avant de renoncer au chéquier, mieux vaut demander à sa banque quelles cartes, options de débit et facilités de paiement sont accessibles, et à quel prix. Ce simple échange permettra aussi de vérifier les plafonds et les éventuels frais. De quoi éviter les mauvaises surprises lorsque le chèque ne sera plus accepté à la caisse ou au guichet.
En bref
- 💳 Les chèques disparaissent peu à peu de nos habitudes de paiement.
- 🏦 Dès cet automne 2026, certaines administrations privilégient déjà d’autres solutions.
- 🔎 Mais comment remplacer les chèques ? Une banquière dévoile les alternatives à connaître.